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Venez à la découverte du merveilleux monde animal. Tout savoir sur tous les animaux, c'est ici et c'est pour vous !

Articles avec #monde-animal catégorie

L'épaulard

Publié le 25 Août 2005 par Animofan dans monde-animal

 L'EPAULARD


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Cétacés

 Delphinidés

 Orcinus orca

 

 

DESCRIPTION:

L’épaulard, parfois mieux connu sous le nom d’orque, se fait aussi appeler baleine tueuse. En effet, il s’agit du seul cétacé à s’attaquer à d’autres mammifères marins. C’est donc un redoutable prédateur, et lorsqu’il chasse en groupe, il devient capable de tuer une baleine bleue en mauvaise santé. Sa mâchoire est adaptée à ce mode de vie puisque ses muscles sont très puissants et qu’elle est capable de s’ouvrir très largement, au point d’engloutir une jeune otarie en une seule fois. De plus, elle est armée de 40 à 50 dents pointues et recourbées en arrière, afin d’assurer une prise parfaite lorsque l’épaulard se saisit d’une proie. Cependant, il ne faut pas croire la part des légendes selon lesquelles les épaulards sont de méchantes créatures qui s’en prennent aux hommes dés la première occasion ; car s’il est vrai qu’ils ont un important appétit résultant de leur grande taille, ils ne s’attaquent que très rarement à des humains. Mais cet animal n’est pas seulement connu sous cette facette, celle du grand prédateur, puisque pour beaucoup de personnes il représente tout simplement une jolie baleine, surtout suite à la sortie du film Sauvez Willy. En effet, la petite tache blanche qu’il possède au-dessus de l’œil, celle du ventre et de ses flancs lui donnent inéluctablement une allure grandiose, avec tous les atouts pour séduire. De plus, cette espèce est aussi particulière car il est facile de distinguer le mâle de la femelle, et cela grâce à la nageoire dorsale ; car celle de la femelle est courte et recourbée en arrière tandis que celle du mâle est bien droite et peut atteindre 2 m de haut. Les autres nageoires sont semblables chez les deux sexes, les latérales étant arrondies à leur extrémité et la queue étant extrêmement puissante pour permettre à l’épaulard d’atteindre les 50 km/h. Il s’agit d’ailleurs du représentant le plus rapide de la famille des dauphins.

 


Les épaulards prennent plaisir à sauter hors de l'eau et à retomber bruyament à la surface.


 MODE DE VIE:

L’épaulard est un animal de mœurs sociales qui vit en groupe dont le nombre varie de 5 à 30 individus. Un petit groupe comporte généralement un seul mâle adulte, plusieurs femelles et leurs jeunes ; tandis qu’un groupe plus important pourra comporter 2 ou 3 mâles adultes. Une fois qu’elles ont été bien intégrées, les femelles passent toute leur vie au sein du même groupe, tandis que les mâles changent régulièrement de bandes. Le groupe s’agrandit donc au fil du temps, et lorsqu’il devient trop important pour pouvoir être assumé convenablement, une partie des membres se détache du reste du groupe et s’en éloigne, formant ainsi une nouvelle bande. Il est assez facile d’observer des épaulards depuis un navire car ils n’en ont pas peur, et qui plus est les épaulards restent généralement près de la surface, même s’ils sont capables de plonger à 300 mètres de profondeur. En temps normale, l’épaulard se déplace à 10 ou 15 km/h, en effectuant plusieurs plongées successives de 30 secondes, puis une d’une durée plus longue d’environ 4 minutes. Il faut cependant savoir que lorsqu’il chasse, l’épaulard se déplace beaucoup plus rapidement et est capable de rester immergé beaucoup plus longtemps. L’épaulard est aussi connu pour être un animal très joueur, et il est courant de le voir s’élancer pour faire des courses de vitesses au ras de la surface, ou bien sauter verticalement hors de l’eau pour se laisser ensuite retomber au milieu de grandes éclaboussures. Ce bruit que produit un épaulard en se laissant retomber sur l’eau peut s’entendre à plusieurs kilomètres, et cela créé d’immenses mouvements de panique au sein des bancs de poissons. 



Les épaulards vivent en groupe de taille variable.

 

ALIMENTATION:

 L’épaulard est un fin stratège pour ses actions de chasses et procèdes avec diverses techniques, mais toutes sont fondées sur le même point essentiel : la coopération entre les membres du groupe. Le plus souvent l’épaulard préfère chasser à proximité du littoral plutôt qu’en pleine mer. Il repère ses proies par écholocation. Le principe est simple : il émet des sons qui lui sont renvoyés lorsqu’ils rencontrent des poissons. Les épaulards pourchassent alors les poissons en les poussant vers la côte, jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus s’échapper. C’est par la même méthode que l’épaulard capture des phoques. Lorsqu’il chasse en pleine mer, l’épaulard se dresse verticalement hors de l’eau afin de repérer une proie.  Lorsqu’il s’agit d’un gros cétacé, tous les épaulards du groupe attaquent en même temps, sans quoi la mise à mort serait impossible. Certains retiennent l’animal par la queue pour l’empêcher de fuir, pendant que les autres l’attaquent de tous côtés. 



L'épaulard est le seul cétacé à s'attaquer à des mammifères marins, tels que des phoques.

 

REPRODUCTION:

 Le mâle atteint sa maturité sexuelle entre 10 et 16 ans, la femelle 2 ans à l’avance environ. Les accouplements des épaulards restent encore bien mystérieux pour nous. Les chercheurs pensent cependant que l’accouplement est précédé par une importante parade nuptiale et que chaque mâle est polygame. La gestation dure un an et la femelle donne naisse à un seul petit, vers le mois de novembre ou de décembre. Le jeune épaulard mesure déjà 2 mètres à sa naissance. Il se nourrit du lait de sa mère durant la première année de sa vie, mais il continue ensuite à rester auprès d’elle pendant de nombreuses années. La mère ayant mis au monde un jeune épaulard ne s’accouplera de nouveau que 3 à 8 ans plus tard.

 


Le jeune épaulard reste plusieurs années auprés de sa mère.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE


 

 

DIMENSIONS:


Longueur : mâle: 8-9 m
femelle: 7-8 m

Poids: mâle: jusqu'à 6500 kg
femelle: jusqu'à 4500 kg

 

REPRODUCTION:

Maturité sexuelle: 8-16 ans

Accouplements: au début de l'hiver, la femlle s'accouple tous les 3 à 8 ans

Gestation: 12 mois

Portée: 1 seul petit
 

 

MODE DE VIE:


Moeurs: sociable, vit et chasse en groupe

Régime: poissons, calmars, phoques et occasionellement d'autres cétacés

Longévité: jusqu'à 100 ans

Cris: divers types de sons, dont seulement une partie est audible par l'homme
 


ESPECES PROCHES:


L'épaulard appartient à la même famille que les dauphins, bien que certains spécialistes préférent le classer avec les globicéphales.
HABITAT:


En rouge
: aire de répartition de l'épaulard.


REPARTITION:


L'épaulard est présent dans tous les océans et toutes les mers, jusqu'aux banquises polaires.


PROTECTION:


L'épaulard est largement répandu sur l'ensemble de la planète, il n'est donc pas en danger. Ses seuls prédateurs sont les pêcheurs qui l'accusent de manger trop de poissons. De nos jours certains spécimens sont capturés et élevés dans des delphinariums pour exploiter leur grande intelligence et monter des spectacles, mais ces prélévements sont contrôlés et surveillés de prés.

 


 

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Le loup gris

Publié le 21 Août 2005 par Animofan dans monde-animal

 LE LOUP GRIS


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Carnivores

 Canidés

 Canis lupus

 

 

DESCRIPTION:

Le loup gris est bien plus qu’un simple mammifère ou qu’un grand prédateur. En effet il s’agit aujourd’hui d’un véritable animal mythique et légendaire, jouant souvent le rôle du méchant dans les contes pour enfant et les histoires de coin de feu. Pourtant, cette réputation d’animal agressif et vicieux n’est pas du tout justifiée. En effet, les loups ont appris à éviter les hommes ; certainement qu’ils ont acquis une certaine méfiance à leur égard suite aux nombreuses persécutions dont ils ont été victimes. Celles-ci remontent à fort longtemps, puisque déjà aux moyen-âge les loups étaient pourchassés. A cette époque, ont pensait même qu’ils étaient le fruit de la sorcellerie et lorsqu’on arrivait à en capturer quelques-uns uns vivants, on les jugeait avant de les condamner au bûcher. Ainsi, il est devenu rare d’apercevoir un loup gris en pleine nature, et les quelques agressions qui ont lieu envers les hommes sont souvent dues à des animaux malades de la rage. Mais bien que le loup ait disparu de nombreuses régions, notamment dans l’hémisphère Nord, il colonise encore les terres qui s’étendent de la toundra ainsi que des steppes avoisinantes de l’arctique aux montagnes et aux forêts tempérées. Le loup gris a donc la faculté de s’adapté à des environnements très diversifiés, même si ses proies naturelles se font elles aussi de plus en plus rares.

 


Le loup gris a la mauvaise réputation d'être un animal dangereux et agressif.


 MODE DE VIE:

Le loup gris n’est pas un animal solitaire et il lui faut vivre en meute pour pouvoir pleinement s’épanouir. En effet, la parfaite cohésion sociale qui règne au sein des meutes de loup leur permet de chasser, d’occuper un territoire et de communiquer sans aucune difficulté. La meute est donc un groupe familial, composé généralement d’une dizaine d’individus. Le schéma d’une meute se compose normalement d’un couple dominant, et des louveteaux que ce couple a mis au monde les années auparavant. Mais la hiérarchie n’est pas stable et le couple dominant peut se faire évincer, selon différents critères plus ou moins complexe tels que des attitudes de dominations ou de soumissions, des comportements affectifs, et notamment le soin apporté aux jeunes louveteaux. Chaque meute possède son propre territoire qu’elle est chargée de défendre contre tout intrus. Les dimensions du territoire d’une meute de loups gris varient selon les ressources alimentaires du milieu, mais en principe il ne couvre pas moins de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Les limites de ce territoire sont marquées par des dépôts odoriférants afin d’en avertir les meutes rivales.

 


Les loups gris vivent généralement en meute.

 

ALIMENTATION:

Le loup gris est un véritable prédateur, qui ne redoute pas de s’attaquer aux gros gibiers et à des proies parfois beaucoup plus imposantes que lui. En effet, un seul loup gris peut tuer un renne et une meute entière peut s’attaquer à des animaux de la taille d’un élan. Les parties de chasse durent souvent longtemps, parfois même des journées entières. Pour ne pas perdre la trace de ses proies, les loups gris savant tirer parti de leur exceptionnelle acuité olfactive et auditive. C’est donc plus un animal d’endurance qu’un animal de vitesse, car sa vitesse de pointe ne dépasse guère les 45 km/h. Une fois que la proie est tuée, elle est dévorée sur place, en respectant l’ordre hiérarchique qui est en vigueur au sein de la meute. Chaque loup gris englouti alors autant de viande qu’il le peut, ce qui peut représenter jusqu’à un cinquième de son propre poids. Une fois que tous se sont rassasiés, ils abandonnent la carcasse aux charognards, même s’ils ne savent pas quand sera mise à mort la prochaine proie. Les parties de chasse sont organisées avec tous les loups de la meute, excepté les plus jeunes qui attendant que les adultes leur rapporte de la nourriture dans leur tanière.

 


Les proies sont dévorées sur le lieu même où elles ont été abattues.

 

REPRODUCTION:

 Le loup gris obtient sa maturité sexuelle vers l’âge de deux ans, il se charge alors de trouver une partenaire dans le but de former un couple stable. La saison des accouplements débute vers la fin de l’hiver et déclenche souvent d’importants comportements agressifs au sein de la meute. Mais cependant, seul le couple dominant est sexuellement actif, les autres loups gris se contentant d’aider les parents dans l’éducation des louveteaux. Le mêle dominant s’accouple alors avec la femelle dominante une à deux fois par jour, et cela pendant deux semaines environ. Après fécondation et au terme d’une gestation de 9 semaines, la femelle donne naissance de 4 à 7 louveteaux. Ils sont mis à l’abri dans une tanière creusée dans le sol, généralement à proximité d’un point d’eau. Lorsqu’ils naissent, tous les louveteaux sont aveugles et extrêmement fragiles. Ils sont allaités pendant les 6 à 8 premières semaines de leur vie ; et durant cette période, si la mère doit s’absenter, c’est le père ou un autre loup de la meute qui monte la garde, de sorte que les petits ne restent jamais sans protection. Les louveteaux apprennent ensuite progressivement à se nourrir de la viande que les adultes leur rapporte au terrier. Pour transporter celle-ci, les adultes l’ingurgite sur le lieu où a été tuée la proie, et la régurgite ensuite une fois arrivé à la tanière.

 


Les louveteaux bénéficient d'une protection rapprochée de la part des autres loups de la meute.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Longueur : jusqu'à 1,50 m, les mâles étant légérement plus grand

Queue: 30-55 cm

Poids: 15-80 kg

REPRODUCTION:

Maturité sexuelle
: vers 2-3 ans

Accouplements: février-avril, parfois plus tôt dans les climats tempérés

Gestation: 61 à 63 jours

Portée: 4 à 7 jeunes

 

MODE DE VIE:
Moeurs
: sociable, vit en meute pouvant compter jusqu'à 20 loups

Régime: bétail, élans, rennes et autres cervidés, moutons sauvages, charognes, baies

Cri : hurlements de différentes sonorités

Longévité: aux alentours de 10 ans

ESPECES PROCHES:

Le loup gris peut se redivisé en de nombreuses sous-espèces, dont l'une des plus connues est le loup de l'Arctique.


HABITAT:


En rouge
: aire de répartition du loup gris.


REPARTITION:


Les plus fortes populations sont concentrées au Canada et dans le nord et l'est de l'Eurasie. On en trouve aussi plus exceptionnellement dans les régions du Proche et Moyen-Orient, ainsi que dans l'Europe Ocidentale. Aprés avoir complétement disparu des Alpes au début du XXème siècle, de nouvelles meutes sont aujoud'hui de retour.


PROTECTION:


Autrefois répandu dans la quasi totalité de l'hémisphère Nord, il se fait aujourd'hui de plus en plus rare et a déjà disparu de plusieurs régions, et cela malgré les mesures de protection dont il fait l'objet dans bon nombre de pays.

 


 

 

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Le tyrannosaure

Publié le 18 Août 2005 par Animofan dans monde-animal

 LE TYRANNOSAURE


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Saurischiens

 Tyrannosauridés

 Tyrannosaurus rex

 

 

DESCRIPTION:

Le nom scientifique du tyrannosaure : Tyrannosaurus rex, signifie « roi des lézards-tyrans ». En effet, ce dinosaure a été le plus grand carnivore que la terra n’est jamais porté. Il vécut il y a environ 70 millions d’années, à l’époque du crétacé supérieur. Les squelettes retrouvés de ce dinosaure nous font savoir que c’était un prédateur redoutable, et dont l’allure devait être très impressionnante, voir même effrayante. En effet, le tyrannosaure faisait parti des carnosaures, un groupe de dinosaures carnivores. Son corps était gigantesque et supportait une tête énorme, qui pouvait mesurait jusqu’à 1,30 mètres de long. Par conséquent, les mâchoires du tyrannosaure étaient si grandes que ce dinosaure aurait pu avaler un homme d’une seule bouchée, et qui plus est ses dents de 15 centimètres tranchantes comme un couteau le rendaient encore plus redoutable. Le corps de cet animal était soutenu par deux puissantes pattes dressées, terminées par des pieds à quatre doigts, tous munis de longues griffes tranchantes et pointues. Le tyrannosaure possédait un autre membre tout aussi impressionnant, à savoir sa longue queue qui lui servait de contre-balancier, indispensable pour équilibrer le poids de son corps lorsqu’il se déplaçait. Le seul défaut que l’on puisse trouver à ce géant du règne animal reste ces deux petits membres antérieurs, qui par leur petite taille et le fait qu’ils ne possèdent que deux doigts chacun paraissent ridicules. Cependant, il est bien évident que le tyrannosaure a été et restera pour longtemps le plus grand prédateur de cette planète.

 


Les membres postérieurs du tyrannosaure étaient extrêmement puissants.


 MODE DE VIE:

La brutale disparition des dinosaures il y a 65 millions d’années nous empêche de les étudier comme nous le faisons pour les autres espèces animales. Il est impossible de les observer vivre pour en apprendre plus sur eux, et par conséquent tous les renseignements qui les concernent ne peuvent provenir que des restes fossilisés. Ces traces du passé sont multiples, il peut d’agir de squelettes entiers, mais bien souvent les paléontologues charger de la découverte et de l’étude de ces fossiles ne disposent que de fragments d’os, de morceaux de peaux, de coquilles d’œufs ou bien encore d’empreintes de pas. Et pourtant, ces éléments nous permettent aujourd’hui de connaître l’aspect physique des dinosaures ainsi que leur mode de vie. Les premiers restes de tyrannosaures furent découverts à la fin du XIXème siècle, au Nord-Ouest des Etats-Unis. Après quelques années de fouilles et de recherches assez intenses, plusieurs squelettes avaient été recomposés. Ils étaient pour la plupart quasiment intacts, puisqu’il ne leur manquait que quelques côtes et l’extrémité de la queue. Depuis cette date, beaucoup d’autres squelettes de tyrannosaure ont été retrouvés, et notamment quelques magnifiques exemplaires, comme celui de 1990, exposé aujourd’hui au muséum d’histoire naturel de New-York. La découverte d’un tel animal suscita à la fois de l’admiration et de l’effroi. Tout était absolument impressionnant, à l’exception bien sûr de ses deux membres antérieurs. 

 


L'allure terriblement impressionnante du tyrannosaure lui a valut d'être la vedette de plusieurs films, comme Jurassic park.

 

ALIMENTATION:

 L’étude des squelettes du tyrannosaure nous a permis de comprendre comment cet animal procédait en action de chasse. En effet, l’on sait qu’en dépit de sa taille gigantesque et de son poids de titan, le tyrannosaure pouvait se déplacer à vive allure. Cela nous est confirmé par des empruntes de pas fossilisés, appartenant à cette espèce, qui ont était retrouvées et qui ont la particularité d’être très espacées les unes des autres, ce qui caractérise tout simplement de grandes foulées et donc une course rapide. Il devait ainsi poursuivre ses proies, et lorsqu’il en était tout proche, il devait leur arrachait un morceau de chair à l’aide de ses puissantes mâchoires et de ses dents incurvées. La proie ainsi mortellement blessée se traînait avec peine sur quelques mètres, le prédateur n’avait plus qu’à attendre patiemment qu’elle ne meurt avant de la dévorer. Pour se faire il devait certainement poser l’une de ses pattes postérieures sur le corps de sa proie, et peser de tout son poids dessus afin d’assurer une parfaite immobilité de l’animal, dans le cas où il ne serait pas bien mort. Il se nourrissait ensuite en déchirant de grand morceau de viande, qu’il avalait tel quel sans aucune mastication. Aucun autre animal contemporain du tyrannosaure ne devait être capable de lui résister, pas même les puissants tricératops armés de cornes. Mais un tricératops dépassait de loin les besoins alimentaires du tyrannosaure puisque seulement 4 ou 5 individus de cette espèce suffisaient au besoin alimentaire annuel d’un tyrannosaure. Par conséquent, lorsqu’un tyrannosaure s’offrait une telle prise il devait ensuite en abandonner la carcasse, dont d’autres animaux, peut-être même d’autres tyrannosaures se régalaient certainement.

 


L'immense gueule du tyrannosaure lui permettait d'arracher de grands morceaux de chaire à ses proies et de les avaler sans difficulté.

 

REPRODUCTION:

 Aujourd’hui encore les informations sur la reproduction du tyrannosaure demeurent inexistantes. Aucun oeuf, aucun nid ou autre indice appartenant à cette espèce n’a été découvert à ce jour. On peut simplement supposer que puisque le tyrannosaure était un reptile, il devait pondre des oeufs.

 


Voilà à quoi devait ressemblait un jeune tyrannosaure.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Hauteur : 7,50 m

Longueur : 15 m de la tête à la queue

Poids : 7 tonnes

Longueur du crâne : 1,30 m

Longueur des dents : 15 cm

 REPRODUCTION:


Maturité sexuelle : inconnue

Accouplements : inconnu

Nombre d'oeufs : inconnu, n'en pondait peut-être même pas (ovovivipare)

Incubation : inconnue

 

MODE DE VIE:


Régime: Toutes autres espèces de dinosaures

 

ESPECES PROCHES:

Albertosaurus, Daspletosaurus, Tarbosaurus étaient eux aussi des tyrannosauridés.
 


HABITAT:

En rouge: aire de répartition des endroits où gissent des fossiles de tyrannosaure.


REPARTITION:

Il vivait en Amérique du nord vers la fin du cratcé, entre 67 et 65 millions d'années avant notre ère.


PROTECTION:


Le tyrannosaure n'avait sans doute aucun ennemi.

 


 

 

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Le phalanger-renard

Publié le 11 Juillet 2005 par Animofan dans monde-animal

 LE PHALANGER-RENARD


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Marsupiaux

 Phalangéridés

 Trichosurus vulpecula

 

 

DESCRIPTION:

Le phalanger-renard est l’un des marsupiaux les plus répandus dans son aire de répartition. Il s’agit d’un petit animal nocturne intriguant, qui s’adapte aussi bien aux faubourgs boisés qu’en pleine forêt. Le phalanger-renard est un animal arboricole, très agile pour grimper et escalader les arbres. Sa fourrure laineuse est épaisse, et peut posséder des couleurs très diversifiées. C’est d’ailleurs pour sa fourrure que le phalanger-renard a été massivement chassé pendant la grande récession de 1931. Aujourd’hui encore il continue à être chasser pour celle-ci, mais cette chasse devient de plus en plus rare. De plus, le phalanger-renard est un animal rusé qui sait déjouer de nombreux pièges destinés à le capturer ou à le tuer. Par ailleurs, il n’hésite pas aller ravager les jardins de banlieues, à dénuder les arbres de son environnement et à aller voler des détritus ou autre nourriture dans les greniers des maisons et même dans les campings. Pour repérer sa nourriture, le phalanger-renard possède un odorat et un toucher extrêmement développé. Son ouïe aussi est très développée et lui permet d’être alerté au moindre danger. La main du phalanger-renard possède cinq doigts griffus, ce qui lui permet de saisir la nourriture dans sa paume humide afin de la manger plus facilement. Les pieds sont très semblables aux mains, et permettent au phalanger-renard de s’agripper aux branches sans aucune difficulté. De plus, en pleine nature, le phalanger-renard use très souvent de sa longue queue touffue et préhensile, exactement comme un cinquième membre. L’extrémité de celle-ci ne possède pas de poil afin de faciliter l’adhérence aux branches, et de ce fait, le phalanger-renard est un animal très agile qui peut atteindre n’importe quelle feuille ou n’importe quel fruit sur un arbre.

 


Le phalanger-renard n'hésite pas à aller voler de la nourriture en plein camping.


 MODE DE VIE:

Le phalanger-renard possède un corps adapté à l’escalade des arbres. En effet, ces pieds comme ses mains sont humides pour faciliter l’adhérence aux branches ; et sa queue est préhensile ce qui nous donne souvent l’occasion de le voir suspendu la tête en bas. Cette queue aussi est prévue pour faciliter l’adhérence aux branches des arbres, puisque son extrémité n’est qu’une zone de peau nue où les poils ne poussent pas. Le phalanger-renard est un animal arboricole, c’est à dire qu’il passe la majorité de son temps au sommet des arbres. Ainsi, c’est là qu’il dort et qu’il mange. Cependant, contrairement aux écureuils, le phalanger-renard ne saute pas d’arbre en arbre et préfère passer par le sol pour changer de tronc. Il est toutefois capable de descendre tête en bas le long de l’arbre. Le phalanger-renard n’est pas un animal très dynamique et il peut même être plutôt paresseux. Ainsi, il s’expose souvent aux rayons du soleil pour être exposé à la chaleur qu’il apprécie, et il peut passer des heures entières à nettoyer sa fourrure. Lorsque le temps est froid, le phalanger-renard se roule en boule et dort plusieurs jours, sans toutefois réellement hiverner. Le phalanger-renard est un animal sédentaire et solitaire ; La femelle possède un territoire de 10000 m² mais celui du mâle peut atteindre 30000 m². Le territoire est indiqué et délimité par des excréments, mais il est rare que le phalanger-renard ait à le défendre. Si un intrus s’y aventure tout de même, le phalanger-renard se montrera agressif envers son rival en poussant des sifflements, des grognements et même des aboiements, mais il est rare que les deux phalangers en viennent à se battre.

 


Le phalanger-renard est un animal arboricole nocturne.

 

ALIMENTATION:

 Le phalanger-renard part se nourrir durant la nuit, en recherchant de quoi manger depuis le crépuscule jusqu’à l’aube. En une seule nuit, il peut parcourir 2,5 km pour trouver sa nourriture. Il la recherche à l’aide de ses sens très bien développés, et notamment avec son odorat et son toucher; tandis qu’il surveille s ’il n’est pas en danger à l’aide de son ouïe très fine. Le phalanger-renard se déplace avec grande agilité au sein des arbres, et mange feuilles et insectes qu’il trouve. Il peut aussi fouiller les nids et voler les œufs ou dévorer les oisillons. Le phalanger-renard consomme aussi beaucoup de gui, une plante saisonnière parasite. Mais il peut aussi se nourrir de pousses, de fruits et de fleurs, et parfois même de plantes toxiques. Le phalanger-renard est donc principalement végétarien, excepté les œufs, oisillons et cadavres dont il se nourrit occasionnellement.

 


Grâce à sa queue préhensile, le phalanger-renard peut se nourrir au sommet des arbres sans aucune difficulté.

 

REPRODUCTION:

 Les accouplements du phalanger-renard débutent au mois de mars et se poursuivent jusqu’au mois de mai. Le couple ne reste ensemble qu’un mois tout au plus, ce qui permet au mâle de féconder deux ou trois femelle proche de son territoire. La gestation est très brève et ne dure que 17 ou 18 jours. La mère donne naissance à un unique petit. Comme chez les autres marsupiaux, le bébé est minuscule. Il ne pèse pas plus de 1 gramme et doit se hisser au milieu de la fourrure de sa mère sur une distance de 7 centimètres pour rejoindre le marsupium. Si cette distance nous paraît insignifiante, elle ne l’est relativement pas pour le jeune phalanger-renard qui mettra au moins 7 minutes pour la parcourir. S’il se perd, il sera condamné à mourir mais un autre jeune naîtra très peu de temps après pour le remplacer. Une fois dans la poche de sa mère, le jeune phalanger-renard s’agrippe à l’une des tétines et ne la lâche plus. Durant tout le temps où le jeune se trouve dans la poche, une sécrétion spéciale est produite par la mère pour l’empêcher de se dessécher. Ce n’est qu’à partir de 5 mois que le jeune phalanger-renard quitte la poche de sa mère, et bien qu’au début il puisse y retourner de temps à autre pour avoir chaud ou se rassurer, il deviendra vite indépendant et complètement autonome.

 


Le jeune phalanger-renard devient autonome vers l'âge de 5 mois.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Longueur: corps: 35-55 cm
queue: 25-40 cm

Poids: mâle: 4,5 kg maximum
femelle: 1,5-3,5 kg

 

REPRODUCTION:

Maturité sexuelle: 1 ans

Accouplements: de mars à mai

Gestation: 17-18 jours, plus 5 mois dans la poche

Portée: 1 seul jeune

 

MODE DE VIE:


Moeurs: arboricole, sédentaire, solitaire, nocturne

Régime: gui, feuilles, fleurs, fruits, insectes, oeufs, oisillons, cadavres


ESPECES PROCHES:


Il existe plusieurs autres espèces de phalangers, tel que le phalanger-renard du nord: Trichosurus arnhemensis, le phalanger de montagne: T. caninus. Il existe aussi les couscous du genre Phalanger et le possum à queue écailleuse: Wyulda squamicaudata.


HABITAT:

En rouge: aire de répartition du phalanger-renard.


REPARTITION:


Le phalanger-renard se rencontre dans la quasi totalité des régions boisées d'Australie, de Tasmanie mais aussi de Nouvelle-Zélande où il fut introduit en 1858. Il est très répendu en Australie centrale et orientale, mais il est remplacé par une autre espèce dans les Territoires du Nord.


PROTECTION:


Aujourd'hui, le commerce de la fourrure n'est plus à la mode et ne fait plus grande recette, du coup la chasse du phalanger-renard a nettement diminuée. Les effectifs sont parfois devenus si nombreux que les hommes sont obligés de prendre des mesures pour limiter la population de cet animal. C'est notamment le cas en Nouvelle-Zélande, où le phalanger-renard a été introduit en 1858 et où on en dénombre aujourd'hui plus de 25 millions.

 


 

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Le wombat commun

Publié le 10 Juillet 2005 par Animofan dans monde-animal

 LE WOMBAT COMMUN


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

Marsupiaux

 Vombatidés

 Vombatus ursinus

 

 

DESCRIPTION:

Le wombat est un animal de l’ordre des marsupiaux, ressemblant moitié à un ourson moitié à un blaireau. De la taille d’un gros chien, le wombat commun ne se rencontre qu’en Australie et en Tasmanie. Grâce à ses fortes pattes d’ours munies de longues griffes, le wombat creuse le sol sans aucune difficulté. Ainsi, il s’affaire à creuser un terrier qui peut atteindre des proportions de 30 mètres de long et 2 mètres de profondeur. Il prend soin de laisser les entrées de son terrier tout juste à sa taille, de sorte qu’il puisse les bloquer avec son corps massif pour empêcher toute intrusion. Le terrier du wombat comprend une ou plusieurs chambres, dans lesquels l’animal dépose un tapis d’écorce. Ces chambres sont ensuite utilisées par l’animal pour se reposer, mais aussi pour y élever les petits. Par ailleurs, les griffes du wombat et sa capacité à creuser le sol lui serve aussi à déterrer les racines et les tubercules dont il se nourrit. C’est d’ailleurs pour cette raison que les agriculteurs d’Australie redoutent les wombats et les pourchassent, car ils occasionnent d’importants dégâts aux cultures et aux pâturages.

 


Le wombat est très doué pour creuser le sol, il peut aller aussi vite qu'un homme avec une bèche.


 MODE DE VIE:

Les wombats vivent dans les régions boisées de l’Australie méridionale, à l’intérieur de terriers qu’ils se sont aménagés. Un seul wombat peut avoir creusé plus d’une dizaine de terriers, qui lui servent de lieu d’habitation mais aussi de refuge et de cachette en cas de danger. Pour creuser, il utilise ses puissantes griffes des pattes antérieures, repousse la terre sous son corps avant de la dégager avec ses quatre pattes. S’il rencontre des racines sur son chemin, il emploie ses puissantes incisives pour les trancher et pouvoir continuer à creuser. Le wombat est un animal essentiellement nocturne, qui passe la majorité de la journée au fond de son terrier. Cependant, il lui arrive, et cela surtout le matin, d’aller se réchauffer aux rayons du soleil, en se plaçant dans un petit trou qu’il aura creusé près de l’entrée de son terrier. Le wombat est un animal solitaire, qui ne partage que très rarement son terrier, même s’il se peut que deux terriers de wombats différents communiquent entre eux. Lorsqu’un danger menace le wombat, celui se réfugie dans son terrier. S’il est poursuivi par un prédateur, il bloque l’entrée du terrier avec son gros postérieur pour que le prédateur ne puisse pas y pénétrer. Son postérieur est prévu à cet effet puisqu’il est massif, possède une peau épaisse et dure et n’offre aucune prise au prédateur.

 


Le wombat est un animal solitaire qui n'aime pas partager son territoire.

 

ALIMENTATION:

 Le wombat est un animal strictement végétarien. Son régime alimentaire est constitué principalement d’herbes, mais le wombat se nourrit aussi de racines, de tubercules, d’écorces et même de champignons. La nuit, le wombat sort de son terrier pour gagner les prairies dans lesquelles il se nourrit, en parcourant parfois des distances de plusieurs kilomètres. Il est intéressant de savoir que le wombat emprunte toujours les mêmes chemins pour aller là où il pâture. Pour se nourrir, il ne broute pas directement le sol, mais arrache l’herbe à l’aide de ses pattes antérieures avant de l’avaler. Chaque wombat dispose de son propre territoire de pâturage qu’il défend contre tout intrus. Pour le délimiter, le wombat laisse des excréments de forme rectangulaire, facilement reconnaissable, le long des limites de ce territoire. Le wombat se distingue des autres marsupiaux car il ne possède pas la même denture. En effet, la dentition du wombat est semblable à celle des rongeurs. Ainsi, il ne possède pas de canines et l’émail ne recouvre que la face antérieure des incisives dont l’arrête est très tranchante. Ses dents ne cessent jamais de pousser et par conséquent elles ne paraissent jamais usées. De plus, le wombat mâche ses aliments de la même manière que les rongeurs, par un mouvement latéral de ses mâchoires.

 


Si le régime alimentaire du wombat se compose essentiellement d'herbe, il lui arrive aussi de manger des racines et des écorces

 

REPRODUCTION:

Durant la saison de reproduction qui s’étend d’avril à juin, le wombat abandonne momentanément son existence solitaire. Plusieurs semaines après l’accouplement naît un unique petit dans la chambre d’un terrier. Etant donné que le wombat est de l’ordre des marsupiaux, le nouveau-né est encore à un stade larvaire lorsqu’il sort du ventre de sa mère. Cependant, les quatre membres du petit sont en place et celui-ci possède suffisamment de force pour ramper et se glisser dans la poche marsupiale de sa mère. Là, il s’attache à une tétine dont il tétera le lait durant une période d’environ 6 mois, le temps qu’il finisse de se développer. Le wombat se détache aussi de la majorité des marsupiaux par le fait que sa poche ne s’ouvre pas vers l’avant mais vers l’arrière. Cette particularité n’est pas due au hasard, car elle permet d’éviter que le petit ne reçoive de la terre lorsque la mère creuse le sol. Cela signifie aussi que le jeune wombat aura beaucoup plus facile pour rejoindre la poche de sa mère comparée à un jeune kangourou. A 6 mois, le jeune wombat peut sortir de la poche marsupiale de sa mère et affronter le monde extérieur. Cependant, il demeurera tout de même auprès de sa mère jusqu’à l’âge de 11 mois en se réfugiant dans sa poche au moindre danger. Durant cette période, la mère lui trouve et lui donne les herbes les plus tendres, jusqu’à ce qu’il soit complètement autonome. Ce n’est qu’à environ 18 mois que le jeune wombat quitte le terrier de sa mère pour débuter sa vie de solitaire.

 

 


Ce n'est qu'à l'âge de 18 mois que le jeune wombat part pour se chercher son propre territoire.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Longueur: 90-115 cm

Poids: 22-40 kg

 

REPRODUCTION:


Maturité sexuelle: 2 ans

Accouplements: automne austral

Gestation: 20-22 jours et 6 mois dans le marsupium

Portée: un seul jeune

 

MODE DE VIE:


Moeurs: solitaire, excepté en saison de reproduction

Régime: surtout de l'herbe, mais aussi des racines, tubercules, écorces et champignons

Longévité: rarement plus de cinq ans

Cri: grognement rauque

 

ESPECES PROCHES:


Le wombat à museau velu du Sud(Lasiorhinus latifrons) et son équivalent du Nord (Lasiorhinus krefftii) qui est une espèce en voie de disparition.



HABITAT:


En rouge
: aire de répartition du wombat commun.


REPARTITION:


Le wombat commun est très répandu dans le Sud-Est de L'Australie, et plus particulièrement en Nouvelle-Galles du Sud et en Tasmanie.


PROTECTION:


Bien que le wombat commun ne soit pas considéré comme une espèce menacée d'extinction, il conviendrait de fixer des limites à sa chasse, sans quoi sa population risque de régresser. Le wombat commun a déjà disparu des îles du détroit de Bass, excepté sur l'archipel des Flinders, suite à des campagnes d'exterminations organisées parce que cet animal causait trop de dégâts sur les cultures agricoles.

 


 

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L'autruche

Publié le 8 Juillet 2005 par Animofan dans monde-animal

 L'AUTRUCHE


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Struthioniformes

 Struthionidés

 Struthio camelus

 

 

DESCRIPTION:

L’autruche est sans conteste un oiseau d’exception. En effet, l’autruche détient de nombreux records dans le monde animal : ainsi c’est le plus grand oiseau, elle possède les plus gros yeux de tous les animaux terrestres, c’est le plus rapide des bipèdes et elle pond les plus gros œufs du monde (un œuf d’autruche équivaut à une vingtaine d’œufs de poule). Sa silhouette aux formes plaisantes : gros corps arrondi, long cou portant une tête intrigante et pattes puissantes, lui vaut d’être mondialement connu, et cela même si elle ne vit que dans une petite partie d’Afrique. Cependant, toutes les rumeurs à son sujet ne sont pas véridiques. Par exemple, il est totalement faux que l’autruche s’enterre la tête dans le sable lorsqu’elle est effrayée, cette erreur est certainement due au fait que sa tête est peu visible lorsqu’elle pâture dans la savane. En revanche, comme nous l’avons dit, l’autruche est le plus gros oiseau du monde animal, mais son poids important la rende incapable de voler. Par conséquent, l’autruche possède des pattes aux muscles extrêmement développés, ce qui en fait l’animal à deux pattes le plus rapide au monde. Tout d’abord, ces pieds sont différents des autres oiseaux puisqu’ils ne possèdent que deux doigts, lui permettant d’atteindre de grandes vitesses. Lorsque l’autruche marche, elle se déplace à 4km/h. Lorsqu’elle parade ou qu’elle est méfiante, elle peut se déplacer à 30 km/h ; mais lorsqu’elle est en danger et qu’elle se sent menacée, l’autruche fuit à des vitesses avoisinant les 70km/h, ce qui lui permet bien souvent de distancer la majorité de ses prédateurs.

 


Les pattes de l'autruche sont très puissantes.


 MODE DE VIE:

L’autruche peut vivre sans aucune difficulté en pleine savane ou dans des milieux semi-désertiques, à la seule condition qu’il y ait assez d’herbes pour qu’elle ne souffre pas de faim. En dehors de la période de reproduction les adultes demeurent en petits groupes sociaux allant de 2 à 5 individus. Les autruches ne sont pas de nature courageuse, et cela même si elles vivent en groupes. Ainsi, lorsqu'un danger les guette, elle préfère s’enfuir à toute vitesse plutôt que de l’affronter. Les groupes d’autruches peuvent être nomades et se déplacer constamment à la recherche de nourriture, c’est le cas dans les régions arides ; ou bien ils peuvent être sédentaires lorsque la nourriture est suffisamment abondante. Dans le cas où le groupe se verrait contraint d’être nomade, les autruches parcourent alors de longs trajets sans paraître fatigués, et cela essentiellement pour aller boire et se nourrir.

 


Les autruches vivent en petit groupes sociaux.

 

ALIMENTATION:

 L’autruche vit souvent dans des milieux arides où la nourriture est plus ou moins rare, et pour cela elle a appris à tirer profit de toute les sources alimentaires possédant des qualités nutritives : pousses, feuilles, fruits et graines. Pour se nourrir, l’autruche abaisse son long cou et stock sa nourriture dans son œsophage, avant de l’ingurgiter sous forme de balle. Cette boule de nourriture est bien visible lorsqu’elle descend dans le cou élastique de l’autruche vers l’appareil digestif. Comme de nombreux autres oiseaux, l’autruche avale également des cailloux qui permettent de broyer plus facilement les végétaux parvenus dans son gésier musculeux (second estomac de l’autruche), et cela facilite alors sa digestion. Pendant que l’autruche se nourrit, elle relève régulièrement son cou pour surveiller les alentours à l’aide de ses yeux possédant une très bonne vue.

 


L'autruche peut survivre dans des régions arides si le milieu lui offre suffisamment d'herbe à manger.

 

REPRODUCTION:

 La période d’accouplement des autruches varie selon les régions, mais lorsque celle-ci arrive, le mâle se constitue un harem de 3 à 5 femelles. Il défend alors avec ardeur son territoire et y creuse plusieurs cuvettes peu profondes. Il s’accouple ensuite avec une femelle dominante qui choisit l’une des cuvettes à l’intérieur de laquelle elle pondra entre 5 et 12 œufs. Une fois cette ponte terminée, les autres femelles du harem viennent déposer leurs œufs autour des premiers pondus et les abandonnent au couple dominant. L’important corpulence de l’autruche permet à la femelle de couver un grand nombre d’œufs (parfois plus de 20). Cependant, seul les œufs de la femelle dominante qui ont été déposés au centre du nid sont assurés d’éclore. Lorsque la nuit tombe, c’est le mâle qui prend le relais et qui couve les œufs pendant que la femelle part pour se nourrir. Au terme d’une incubation d’environ 45 jours, les œufs éclosent et les poussins sont gardés par un ou deux adultes, différent du couple dominant dans la majorité des cas. Seul 15% des poussins qui naissent parviennent à l’âge d’un an et atteignent leur taille adulte. Les autres seront pour la plupart dévorés par les chacals et les hyènes.

 


Le mâle s'accouple en priorité avec la femelle dominante.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Hauteur: mâle: 2,10-2,75 m
femelle: 1,75-2,10 m

Poids: mâle: jusqu'à 150 kg
femelle: jusqu'à 110 kg

 

REPRODUCTION:


Maturité sexuelle
: mâle: 3-4 ans
femelle: 2 ans

Accouplements: saison variable selon les régions

Oeufs: 5 à 12

Incubation: 45-46 jours

Taille adulte: atteinte à partir de 1 an

 

MODE DE VIE:


Moeurs
: vit en petits groupes de 2 à 5 individus

Régime: herbes, graines, feuilles, fruits, mais peut manger à l'occasion des criquets et des sauterelles, voir même des lézards

Longévité: 20 ans en moyenne, record à 40 ans

 

ESPECES PROCHES:


Les autres oiseaux aptères (qui ne volent pas) sont les nandous, les casoars, les kiwis et les émeus.


HABITAT:

En rouge: aire de répartition de l'autruche.


REPARTITION:


L'autruche vit dans le sud du Sahara, en Somalie, en Ethiopie, en Afrique de l'est et autour de la Zambie. En 1860, l'autruche a été introduit en Australie. Aujourd'hui, des populations marrones échappés de captivité s'y reproduisent en toute liberté.


PROTECTION:


Les autruches sont élevées en captivité depuis plusieurs siècles. Autrefois, elles étaient élevées pour leurs plumes qui servaient à orner les chapeaux, aujourd'hui elles le sont pour leur chair, leur peau et leur attrait touristique. Cependant, les populations évoluant en liberté sont en baisse, notamment à cause de la chasse. L'autruche a d'ailleurs récemment disparue d'Afrique du Nord et du Proche-Orient (Arabie, Syrie)

 


 

 

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La méduse commune

Publié le 6 Juillet 2005 par Animofan dans monde-animal

 LA MEDUSE COMMUNE


 CLASSE

 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

Scyphozoaires

 Semaeostomes

Ulmaridés

 Aurelia aurita

 

 

DESCRIPTION:

La méduse commune est un animal détesté des vacanciers de bord de mer, et pourtant sa piqûre reste inoffensive pour l’Homme. En effet, la méduse semble molle et sans défense aux yeux de tous, mais son corps possède des cellules urticantes capables de paralyser ses proies ; et de ce fait son poison est uniquement destiné aux êtres planctoniques portés par les eaux littorales. Lorsque la méduse entre en contact avec un autre animal, un tube fin enroulé en spirale sort de la cellule urticante et perce la peau de l’autre animal. L’extrémité de ce tube éclate alors à l’intérieur de l’animal en libérant un poison capable de paralyser. La méduse utilise son poison sur l’Homme uniquement dans un but défensif. La méduse commune présente une forme discoïdale, ce qui lui vaut d’être couramment appelé méduse lune.  Cette espèce se distingue des autres méduses grâce à ces quatre organes reproducteurs, situé au centre de son corps et dont la couleur peut varier du lilas au pourpre foncé. Il est intéressant de savoir que les méduses communes sont constituées à 96 % d’eau, puisque même leur squelette est fait d’eau. Ce sont les aliments qui aident à maintenir la forme de la méduse car sans eux le corps s’effondrerait sur lui-même. De plus, cette espèce peut supporter des eaux très froides d’environ –4°C. ainsi que des eaux chaudes d’une température de 31°C.

 


La méduse commune est facilement identifiable par ses quatres appareils reproducteurs.


 MODE DE VIE:

La méduse commune vit le long des côtes du monde entier. Elle prospère à la surface des mers et des océans, et ne s’aventure pas dans les eaux profondes. Les adultes se déplacent généralement en banc de plusieurs individus, et les méduses communes sont alors facilement observables depuis un navire. La méduse commune est très active durant la période de reproduction ; elles se déplacent alors sur de longues distances le long des côtes et en fréquente les rochers recouverts d’algues. La méduse peut aussi être visible au second stade de son évolution qu’on appelle polype, et elle ressemble alors à une anémone de mer, capturant elle aussi ses aliments à l’aide de tentacules.

 


Les méduses communes se déplacent généralement en banc de plusieurs individus.

 

ALIMENTATION:

 La méduse commune adulte n’a pas besoin de chasser pour se nourrir puisqu’elle vit au milieu de ses aliments. La méduse est en fait un piège à nourriture mobile, étant donné que des êtres planctoniques sont constamment en contact avec son corps et deviennent paralysées sous l’effet de ses cellules urticantes. Ils sont ensuite acheminés jusqu’au bord de la méduse par des cils, c’est à dire de minuscules soies mobiles. Là, les quatre lobes de la bouche prélèvent la nourriture et la transportent dans l’estomac le plancton sera digéré lentement. L’aliment digéré est visible à travers la méduse dans des canaux colorés de pourpre. En revanche, la jeune méduse est un chasseur beaucoup plus actif avant qu’elle n’atteigne 2 centimètres. Elle capture même des petits poissons et des petits crustacés avec les lobes de sa bouche. Mais une fois les 2 centimètres de diamètre dépassés, la méduse commune se laisse flotter et emporter par les courants, attendant simplement que des proies viennent se coller à elle.

 


Les aliments digérés sont visibles au travers de la méduse.

 

REPRODUCTION:

 Les méduses sont de sexe mâle ou femelle, et leurs organes reproducteurs produisent soit des spermatozoïdes, soit des ovules. Les spermatozoïdes du mâle sont libérés dans son estomac avant d’être éjecter dans les eaux maritimes. La femelle garde ses ovules dans son estomac. La femelle ingurgite les spermatozoïdes portés par les courants marins et la fécondation va avoir lieu à l’intérieur même de l’estomac de la femelle. Les œufs ainsi créés donneront naissance a des larves appelées planula. La planula est entièrement recouverte de cils qui l’aident à se propulsent  jusque sur les lobes de la bouche de sa mère. C’est accroché à ces lobes, par là où la nourriture passe, que les planulas vont grandir jusqu’à pouvoir nager toutes seules en pleine mer. Une fois qu’elle quitte la bouche de la mère, la planula va se fixer à un rocher ou bien à une algue. C’est là que la planula se transforme en polype avec des tentacules. Elle grandit ainsi jusqu’à ce que des sillons apparaissent autour de son corps. Ces sillons se creusent et le polype en vient à ressembler à une pile de saladier. Le bloc du dessus bourgeonne avant de se détacher et de se transformer en larve appelée éphyra. C’est cette éphyra qui au fil du temps va devenir une méduse adulte.

 


Ce n'est qu'à la fin de sa vie que la méduse prend la forme d'un disque.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Diamètre: méduse: jusqu'à 45 cm
éphyra: jusqu'à 5 mm

Coloration: presque transparente, sauf quatres organes sexuels de couleurs pourpre

 

REPRODUCTION:


Fécondation
: externe

Nombre d'oeufs: plusieurs milliers

MODE DE VIE:


Comportement
: le polype est statique puisqu'il est fixé à un rocher, les médusent nagent en banc dans les eaux côtières.

Alimentation: animaux planctonniques comme les larves d'huitres et d'anatifes, petits vers

ESPECES PROCHES:


Il existe plusieurs autres espèces de méduses telles que la méduse boussole: Chrysaora hysoscella, dont la piqûre est très douloureuse.


HABITAT:



En rouge
: aire de répartition de la méduse commune.


REPARTITION:


La méduse commune se rencontre au bord des côtes, dans les eaux peu profondes. Elle prospère plus particulièrement sur les plages rocheuses du monde entier.


PROTECTION:


La méduse commune est très répendue et elle vit en grande nombre dans toute son aire de répartition. Le seul obstacle qu'elle puisse renconterer est la pollution des eaux.

 


 

 

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La perruche de Pennant

Publié le 23 Juin 2005 par Animofan dans monde-animal

 LA PERRUCHE DE PENNANT


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Psittaciformes

 Psittacidés

 Platycercus elegans

 

 

DESCRIPTION:

La perruche de Pennant est une espèce très colorée de la grande famille des perroquets. Elle est abondante dans toute son aire de répartition à l’est de l’Australie. Cette perruche est aujourd’hui appréciée dans les jardins et est élevée en captivité, d’autant plus qu’elle est réputée moins bruyante et moins agressive que les autres espèces. En revanche, les exploitants agricoles d’Australie la pourchassent sans pitié, car elle s’attaque jusqu’à causer d’importants dégâts aux cultures de fruits juteux. La perruche de Pennant est identifiable par son plumage rouge, marqué de bleu à la gorge, aux ailes et à la queue. On remarque aussi des tâches noires marquant tout le dessus du dos, et produisant ainsi un plumage rappelant les écailles des reptiles. Il est difficile de distinguer le mâle de la femelle car leur plumage est identique, et le seul indice crédible permettant une telle distinction reste la taille de l’oiseau, étant donné que la femelle est un petit peu plus petite que le mâle. En revanche, les jeunes sont le plus souvent identifiables car leur plumage reste vert un certain temps, afin de leur assurer un meilleur camouflage au sein de la végétation. Il existe cependant quelques exception, notamment en cas de malnutrition, où le jeune peut posséder un plumage rouge dès son plus jeune âge. Enfin, il est intéressant de savoir que l’environnement dans lequel vivent ses oiseaux influe sur la couleur de leur plumage, puisque plus le milieu sera humide et plus le plumage sera sombre, tandis que plus le milieu sera sec et plus le plumage sera jaune.

 


Les jeunes sont identifiables grâce à leur plumage généralement vert


 MODE DE VIE:

La perruche de Pennant habite et recherche les forêts côtières et montagneuses du sud-est de l’Australie. En montagne, elle peut vivre jusqu’à 2000 mètres d’altitude et s’adapter à un environnement enneigé. Sur le littoral, les habitations toujours plus nombreuses contribuent à la destruction de son milieu naturel, mais elle semble s’accommoder des jardins et des parcs des banlieues. Les adultes vivent surtout en couple, bien qu’ils puissent se réunir pour constituer un petit groupe de 4 ou 5 individus. Par contre, les jeunes qui n’ont pas atteint la maturité sexuelle forment de plus grands groupes, pouvant atteindre quelques dizaines d’individus. La perruche de Pennant ne semble pas très sauvage, si bien que lorsqu’elle s’aventure ou s’installe en banlieue, elle apprécie la nourriture et les miettes de pains offertes par les passants, et va même jusqu’à se baigner dans des fontaines construites spécialement pour elles. Il faut aussi savoir qu’il existe trois races de perruches de Pennant, sensiblement différentes les unes des autres par leur aire de répartition. La plus petite est Platycercus elegans nigrescens et se trouve au nord-est du Queensland. La plus grosse mais aussi la plus colorée est Platycercus elegans melanoptera, qui se rencontre uniquement sur l’île Kangourou. Enfin, la plus répandue est Platycercus elegans elegans, qui a même était introduite en Nouvelle-Zélande et sur l’île Norfolk.

 


Ce couple de perruches de Pennant a décidé d'élir domicile en banlieue plutôt qu'en forêt.

 

ALIMENTATION:

 L’alimentation de la perruche de Pennant est semblable à celle des autres espèces appartenant à la famille des perroquets. Ainsi, cet oiseau se nourrit essentiellement de graines, de fruits et de bourgeons, mais il capture aussi des insectes et des larves. La perruche de Pennant recherche sa nourriture à même le sol, en picorant les graines et en grignotant les feuilles des plantes telle que l’eucalyptus. Elle s’aventure parfois dans les sous-bois pour en retirer fruits et baies. La perruche de Pennant décortique les graines à une vitesse impressionnante. Pour cela, elle saisit la graine avec sa patte, la plaque contre sa mandibule supérieure à l’aide de sa langue et enlève la coquille avec sa mandibule inférieure. Les graines sont ensuite avalées tout entières. La perruche de Pennant peut causer des dégâts sur les cultures de fruits auxquelles elle n’hésite pas à s’attaquer; mais en contrepartie de ses dégâts il ne faut pas oublier qu’elle extermine un grand nombre d’insectes nuisibles.

 


La perruche de Pennant est parfois pourchassée pour les dégâts qu'elle cause aux cultures de fruits.

 

REPRODUCTION:

 La saison des nids de cette espèce commence dès septembre et s’achève en février. Durant cette période, lorsqu’un mâle rencontre une femelle, il effectue une importante parade nuptiale. Il procède en laissant traîner ses ailes et en gonflant les plumes de son torse.  Il déploie aussi sa queue qu’il s’empresse de balancer, tantôt à gauche, tantôt à droite. Par moment, il tient sa tête haute et la rejette en arrière, tandis que peu après, il la baisse comme s’il s’inclinait. La femelle est tout d’abord frustrée par cette attitude, puis elle s’apaise lorsque le mâle vient la nourrir. Une fois l’accouplement terminé, le mâle va se mettre à la recherche d’un endroit propice à la construction de leur nid. La plupart du temps, les perruches de Pennant nichent dans un trou d’arbre car c’est le seul endroit pouvant assurer le camouflage des couleurs vives de la femelle. Une fois l’emplacement choisis, la femelle le rejoint et les deux oiseaux s’affairent alors à aménager l’endroit, notamment en y déposant quelques brindilles de bois mort où seront déposer les œufs. La femelle se mettra à couver dès le second œuf, tandis que le mâle se chargera de la nourrir et de surveiller les environs. Au total, ce sont 5 à 8 œufs, arrondis et parfaitement blancs, qui seront pondus. Après une couvée de 21 jours les jeunes éclosent et voient le jour. Si les conditions de reproduction sont bonnes, la femelle est tout à fait capable de pondre dans un autre nid avant même que les premiers aient pris leur envol. C’est à environ 5 semaines que les jeunes prennent leur envol, mais ils restent avec leurs parents 5 semaines de plus avant de partir rejoindre d’autres jeunes de leur âge pour former une bande.

 


Seul un trou dans un arbre peut camoufler sans risque les couleurs de la femelle.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Longueur: 32-37 cm

Poids: 55-65 g

 

REPRODUCTION:


Maturité sexuelle
: à 1 ou 2 ans

Accouplements: fin août à début février

Pontes: 1 ou 2 par an

Oeufs: 5-8, blancs et ronds

Incubation: 21 jours

 

MODE DE VIE:


Moeurs
: sédentaire, vit en couple ou en groupe de 5 individus maximum

Régime: graines, fruits, bourgeons, insectes, larves

Longévité: 10 ans dans la nature, jusqu'à 25 ans en captivité

 

ESPECES PROCHES:


Il existe 3 races de la perruche de Pennant. Le genre Platycercus comprend aussi la perruche flavéole: P. flaveolus, la perruche omnicolore: P. eximius, et la perruche gracieuse: P. venustus.


HABITAT:

En rouge: aire de répartition de la perruche de Pennant.


REPARTITION:


La perruche de Pennant fréquente surtout les zones forestières du littoral et les massifs montagneux, dans le sud-est de l'Australie. Elle a était introduite avec succés en Nouvelle-Zélande et sur l'île Norfolk, avant d'être aujourd'hui domestiqué dans tous les pays du monde.


PROTECTION:


La perruche de Pennant n'est pas menacée malgré la destruction de son habitat forestier. Elle semble bien s'adapter aux parcs et jardins des banlieues et les effectifs demeurent assez importants.

 


 


 

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L'alligator américain

Publié le 23 Juin 2005 par Animofan dans monde-animal

 L'ALLIGATOR AMERICAIN


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Crocodiliens

 Alligatoridés

 Alligator mississippiensis

 

 

DESCRIPTION:

L’alligator américain est connu pour sa réputation justifiée de grand prédateur. En effet, avec ses dents impressionnantes, sa gueule gigantesque et son envergure effrayante, l’alligator est craint par de nombreuses espèces. Heureusement pour elles, l’alligator a bien une faiblesse, puisque c’est un animal qui n’évolue que très lentement hors de l’eau. Son nom lui vient de la colonisation espagnole, étant donné que « el lagarto » signifie « le lézard ». Mais cet animal n’a en commun avec le lézard que son origine, puisque tous deux descendent des reptiles d’il y a 225 millions d’années. Pour le reste, rien ne rapproche les deux espèces. En effet, l’alligator américain est pourvu d’un corps arrondi, de membres solides et épais, d’une tête large et d’une queue extrêmement musclée qui lui permet de ses propulser dans l’eau. Dans certaines régions de son aire de répartition, l’alligator américain côtoie une espèce moins populaire : le crocodile américain ( Crocodylus acutus). Les deux espèces sont au premier abord difficile à distinguer l’une de l’autre, mais on peut cependant les différencier en analysant leur tête. Ainsi, l’alligator américain possède un museau court et large tandis que celui du crocodile et long et pointu. Un autre signe de distinction est le fait que les dents de la mâchoire inférieure de l’alligator américain viennent se loger dans des cavités de sa mâchoire supérieure, tandis que celles du crocodile américain se logent dans des entailles du museau et restent visible même bouche fermée.

 


L'alligator américain se reconnaît à son large museau arrondi.


 MODE DE VIE:

L’alligator américain vit dans les marécages ou à proximité des cours d’eau des régions chaudes et humides du sud-est des Etats-Unis. C’est un animal généralement solitaire, mais qui peut occasionnellement vivre en petits groupes. L’alligator américain creuse des trous dans la boue des marécages, afin que ceux-ci se remplissent d’eau et lui offre un abri qu’il ne quittera presque jamais. Les plus gros alligators ne se contentent pas d’un seul trou, et ils creusent alors plusieurs trous reliés les uns aux autres par des canaux pouvant atteindre 20 mètres de long. Ces trous rempli d’eau ont un double rôle dans la vie de l’alligator américain. D’une part, l’eau qui les remplis reste toujours a une température à peu prés constante, ce qui permet à l’alligator américain de se rafraîchir pendant les lourdes chaleurs d’été et de se réchauffer pendant les grands froids d’hiver. D’autre part, ces trous constituent d’importants points d’eau au bord desquelles de nombreuses espèces d’animaux se retrouvent pour se désaltérer, ce qui assure à l’alligator une présence de nourriture en permanence.

 


L'alligator américain passe ses journées dans les trous rempli d'eau qu'il a lui même creusé.

 

ALIMENTATION:

 Le régime alimentaire de l’alligator américain est très varié. La taille des proies est proportionnelle à celle de l’alligator. Ainsi, les nouveau-nés se nourrissent essentiellement d’insectes, de crevettes, de têtards et de grenouilles ; les jeunes s’attaquent aux petits poissons et aux serpents; et enfin les adultes dévorent presque tout ce qu’ils trouvent, et bien qu’ils se nourrissent essentiellement de poissons, ils mangent régulièrement des ratons laveurs et des rats musqués venus boire dans leurs trous, des tortues, des serpents et des oiseaux. En Floride, les plus gros spécimens dévorent même les chiens qui ont l’audace de s’aventurer trop près de lui. L’alligator américain est donc un grand prédateur, qui chasse essentiellement dans l’eau car sur la terre ferme il devient un animal aux mouvements trop lents pour pouvoir chasser convenablement. Les petites proies sont avaler tout entière sans même être mâchées, tandis que les plus grosses sont entraînées sous l’eau pour être noyées, puis découpées en gros morceaux pour faciliter l’ingurgitation.

 


Sur la terre ferme, l'alligator américain devient un piètre prédateur du fait de sa lenteur.

 

REPRODUCTION:

 Les accouplements des alligators américains ont généralement lieu dans les eaux basses, entre les mois d’avril et mai. La parade nuptiale a lieu la nuit, et débute par les cris du mâle destinés à attirer les femelles et repousser les autres mâles. Le mâle, normalement beaucoup plus imposant que la femelle, la séduit par des mouvements de ses pattes antérieures. Si la femelle se montre consentante, le mâle lui frotte la gorge avec sa tête et lui souffle des bulles dans le museau. L’accouplement a lui aussi lieu durant la nuit, le mâle nage autour de la femelle durant un certain temps, et finit par venir se placer sur son dos, la saisir dans sa gueule et lui poser deux pattes dessus. Les deux alligators se laissent lentement couler au fil de l’accouplement. Une fois la fécondation terminée, la femelle recherche un endroit à proximité de l’eau, et commence à rassembler des végétaux pourris avec sa queue. Elle les mélange ensuite à de la boue et construit un monticule qui parfois peut atteindre un mètre de haut. Au sommet de ce monticule, la femelle creuse une cavité à l’aide de ses pattes antérieures. Elle y dépose ensuite entre 28 et 52 œufs qu’elle recouvre en rebouchant la cavité. La femelle surveille son nid durant toute la durée de l’incubation, soit 2 ou 3 mois. Durant ce temps, les végétaux constituants le monticule se décomposent et dégagent de la chaleur, ayant ainsi le même effet qu’une poule qui couve ses œufs. A ce moment là, le nid est très vulnérable aux bouleversements climatiques, car si les eaux montent brutalement, les œufs seront emportés et les petits noyés. A l’éclosion, les jeunes alligators   pousse des cris aigus, et la femelle réouvre alors la cavité et les libère. Les nouveau-nés sont identiques à leurs parents, excepté en taille puisqu’ils ne mesurent que 20 centimètres. Ils descendent aussitôt vers l’eau et sont autonomes dès leur naissance, mais malgré cela ils demeurent auprès de leur mère durant trois longues années. Pendant ce temps, ils grandissent de 30 centimètres par an jusqu’à atteindre leur maturité à six ans, où ils mesurent alors deux mètres.

 


A leur naissance, les petits alligators américains mesurent tout juste 20 centimètres.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Longueur: généralement près de 3,6 mètres, mais certains mesurent jusqu'à 5,5 mètres

Poids: 200-225 kg

 

REPRODUCTION:


Maturité sexuelle
: 6 ans

Accouplements: avril-mai

Oeufs: 28-52

Incubation: 2-3 mois

 

MODE DE VIE:


Moeurs
: principalement solitaire, mais peut vivre en petits groupes

Régime: jeunes: insectes, crevettes, têtards, grenouilles
adultes: grenouilles, serpents, ratons laveurs, rats musqués, oiseaux, tortues ...

Longévité: jusqu'à 50 ans

 

ESPECES PROCHES:


Il n'existe qu'une seule autre espèce d'alligator. Il s'agit de l'alligator de Chine: Alligator sinensis, beaucoup plus petit, plus rare et qui vit uniquement dans le bassin du Yang-tseu au sud-est de la Chine. L'alligator de Chine est en voie d'extinction.


HABITAT:

En rouge: aire de répartition de l'alligator américain.


REPARTITION:


L'alligator américain est surtout présent dans les marais et marécages des régions chaudes et humides du sud-est des Etats-Unis, principalement dans les Everglades de Floride, en Géorgie et en Alabama, jusqu'au Texas.


PROTECTION:


L'alligator a était longtemps chassé pour sa peau, et ajouté à la destruction de son habitat, cela l'a conduit à être voie de disparition. Depuis 1950, la chasse de l'alligator américain est interdite et l'espèce n'est plus menacée. Dans certains secteurs, les alligators sont si nombreux qu'ils en deviennent nuisibles et dangereux, ne laissant d'autres choix que d'organiser des battues pour en réduire le nombre. De plus, l'alligator américains est aujourd'hui élevé dans des fermes pour sa chair, sa peau et son attrait touristique.

 


 

 

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Le tigre du Bengale

Publié le 14 Juin 2005 par Animofan dans monde-animal

 LE TIGRE DU BENGALE


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE, ESPECE ET SOUS-ESPECE

 Carnivores

 Félidés

 Panthera tigris tigris

 

 

DESCRIPTION:

Cet animal au corps massif et musclé a toujours suscité de l’admiration chez l’Homme, mais aussi de la terreur. En effet, le tigre du Bengale peut tuer sans difficulté un animal deux fois plus grand que lui, et c’est ce qui en fait l’un des plus grands prédateurs du règne animal actuel. Le pelage du tigre, qui permet de le distinguer très facilement des autres espèces de félidés, lui assure par la même occasion un camouflage adéquat à son environnement. Ainsi, ses rayures lui permettent de se fondre au sein de la végétation sans y être vu. Le tigre du Bengale possède des dents très impressionnantes. Il emploie ses canines pour déchiqueter la chair de ses proies, et s’il venait à les perdre pour une quelconque raison, il ne pourrait plus chasser et finirait par mourir de faim. Le tigre du Bengale est  beaucoup plus petit et possède un pelage plus foncé que son cousin le tigre de Sibérie. Mâle et femelle sont semblables et difficile à distinguer, si ce n’est que les moustaches du mâle sont plus longues que celles de la femelle. Le tigre du Bengale rugit de manière caractéristique, et peut se faire entendre à plus de 2 kilomètres lorsque le terrain est dégagé.

 


Le tigre du Bengale est un animal admirablement puissant.


 MODE DE VIE:

Le tigre du Bengale est un animal solitaire, qui n’aime pas se trouver en présence d’un autre tigre au sein d’un même territoire. Pour éviter ces rencontres et des combats inutiles, le tigre délimite son territoire en urinant ou en laissant des sécrétions très odorantes. Pour avertir les autres sujets de manière visuelle, il peut aussi écorcer les arbres se trouvant à la périphérie de son territoire. Il est très rare d’observer un tigre du Bengale en pleine journée, car c’est la nuit que cet animal sort le plus souvent.  Il est tout aussi difficile de suivre sa piste, car bien que le tigre du Bengale soit de taille imposante, il est de nature discrète et timide. Ainsi, les tigres du Bengale recouvrent leurs excréments avec de la terre et dissimulent leur proie tuée au milieu d’un buisson. Parfois même, ils recouvrent leur proie de feuilles mortes pour être sûr qu’aucun autre animal ne pourra y goûter durant leur absence. Il faut aussi savoir que le tigre est le seul félin à se nourrir de viande en début de décomposition.

 


Durant la journée, le tigre du Bengale préfére se reposer.

 

ALIMENTATION:

 Le tigre du Bengale est un redoutable prédateur nocturne qui préfère se cacher en attendant sa proie. Une fois que celle-ci est assez proche de lui, il lui bondit puissamment dessus. Cette chasse à l’affût lui est indispensable car il ne peut pas prendre de vitesse certaines proies telle que le cerf. Le tigre du Bengale est un tueur averti qui attaque sa proie par le côté ou l’arrière afin de bénéficier de l’effet de surprise. Il tue les petits en les mordant à la nuque, tandis que pour une grosse proie il s’y prend en la saisissant par la gorge et en la plaquant au sol avant de l’étouffer. Le tigre attaque un grand nombre d’animal : le gaur (taureau sauvage), le buffle, le cerf axis, le sanglier, plusieurs espèces de singes et de lézards, et parfois même des porcs-épics. Ces proies montrent le courage et l’intrépidité incontestable du tigre du Bengale car par exemple, lorsqu’un piquant de porc-épic se niche dans la patte d’un tigre, il peut en venir à mourir. De même, un gaur adulte pèse en moyenne 900 kg, soit trois fois le poids du tigre du Bengale. C’est d’ailleurs pour cette raison que le tigre repère et attaque en priorité les jeunes individus ou ceux qui sont affaiblie par la vieillesse ou la maladie, surtout qu’il n’aime pas la résistance de ses proies. En de bonne condition, un tigre du Bengale peut manger jusqu’à 30 kilos de viande en une seule nuit.

 


Le tigre du Bengale est un redoutable prédateur.

 

REPRODUCTION:

 Le rut du tigre du Bengale a généralement lieu au printemps. Le mâle se rend alors sur le territoire d’une femelle pour l’accouplement. Les deux tigres ne restent ensemble que très peu de temps, d’autant plus que la femelle n’est en chaleur que de 3 à 7 jours. Aussitôt après l’accouplement, le mâle retourne sur son propre territoire et ne se soucie plus de la femelle ni de ses futurs jeunes. La gestation dure 15 semaines et c’est au terme de celle-ci que la femelle donne naissance de 2 à 4 tigrons. Ceux-ci restent aveugle une dizaine de jours et sont allaités par leur mère pendant les 8 premières semaines de leur vie. Ensuite, ils commencent à se nourrir des petites proies que leur mère leur rapporte régulièrement. Vers l’âge de 7 mois, la mère commence à initier ses petits à la chasse jusqu’à ce qu’ils deviennent complètement autonomes, ils sont alors âgés de 11 mois. Les jeunes tigres restent cependant 2 ou 3 ans avec leur mère avant de partir se trouver leur propre territoire. Il faut cependant savoir que malgré la protection de leur mère durant ces années, plus de la moitié des jeunes tigres du Bengale meurent avant d’avoir atteint leur maturité sexuelle. Au terme de ces quelques années, la mère peut de nouveau s’accoupler.

 


Les jeunes tigres restent trois ans avec leur mère avant de partir se chercher un territoire.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Longueur (du museau au bout de la queue): mâle: 2,7-3,1 m

Hauteur au garrot: 91 cm

Poids: mâle: 180-250 kg

REPRODUCTION:


Maturité sexuelle
: femelles: 3-4 ans
mâles: 4-5ans

Accouplements: printemps

Gestation: 95 à 112 jours

Portée: 2 à 4 jeunes, exceptionnellement plus

 

MODE DE VIE:


Moeurs
: solitaire et nocturne

Régime: cerf axis, gaur, sanglier, singes, lézards, porc-épic

Longévité: 15 ans

ESPECES PROCHES:


La couleur du pelage et la répartition géographique distingue 7 autres sous-espèce.


HABITAT:

En rouge: aire de répartition du tigre du Bengale.


REPARTITION:


Les plus fortes populations de tigres du Bengale sont localisées dans les forêts de mangroves des Suberbans, à l'est de l'Inde et au Bangladesh. On en trouve aussi résiduellement au Népal et en Birmanie. Quoi qu'il en soit, les territoires peuvent s'étendre sur 100 km² et par conséquent cet animal a besoin d'un très vaste espace pour pouvoir évoluer.


PROTECTION:


Au début du XXème siècle, les tigres du Bengale étaient présents au nombre d'environ 40000 ou 50000 individus. Mais lors du recensement de 1972, on n'en comptait plus que 1850. Depuis un programme de protection a était mis en place et a permis de faire remonter les effectifs à environ 4000 tigres en 1984. Cependant, les efforts doivent être poursuivis pour éloigner la sous-espèce de toute menace d'extinction.

 


 

 

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