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Venez à la découverte du merveilleux monde animal. Tout savoir sur tous les animaux, c'est ici et c'est pour vous !

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Publié le 8 Mars 2008 par Animofan dans monde-animal






NOUVEAU: Autre site sur les insectes, à ne pas manquer, venez en cliquant ici http://lemondedesinsectes.over-blog.com/. 

 

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L'aigle royal

Publié le 7 Mars 2008 par Animofan dans monde-animal

 L'AIGLE ROYAL

 

 

 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Falconiformes

 Accipitridés

 Aquila chrysaetos

 

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DESCRIPTION:

 

L'aigle royal a du au fil du temps se retrancher vers les régions montagneuses, et ces dans ces régions que l'on peut aujourd'hui l'observer, notamment lorsque planant dans les airs il se met en quête d'une proie. Ce rapace est l'un des plus gands qui soit connu mais aussi l'un des plus majestueuex, ce qui lui vaut son nom de royal. Longtemps l'aigle royal a été victime de persécutions car l'on pensait autrefois à tort que cet oiseau s'en prenait aux enfants. Aujourd'hui l'aigle royal est un animal protégé.

 

Aujourd'hui l'aigle royal vit essentiellement dans les régions montagneuses.


 MODE DE VIE:

 

 L'aigle royal est un oiseau qui  a besoin de beaucoup d'espace pour vivre puisqu'il qu'il chasse au vol. En Amérique du Nord, le territoire d'un aigle royal peut s'étendre sur 520 km². Encore présent dans quelques forêts et zones humides en Asie orientale, on ne le trouve plus en Europe et en Amérique du Nord que sur les hautes montagnes où les proies sont à découvert. Autrefois largement plus répandu, l'aigle royal s'est aujourd'hui retiré dans les zones où l'Homme est peut présent. En France, les couples d'aigles royaux sont peu nombreux, 200 environ répartis dans les Pyrénées, les Alpes et la Corse. Mais la situation de l'espèce s'améliore depuis le XXième siècle, après que les persécutions  causées par des chasseurs, éleveurs et collectionneurs d'oeufs ait cessé. De plus, les pesticides tel que le DDT ou la dieldrine qui engendraient une baisse de la fécondité de l'aigle royal sont interdits depuis 1972 et cela permet aussi à l'espèce de retrouver de meilleurs conditions de vie. On peut aujourd'hui l'observer dans une vingtaine d département, particulièrement dans les parcs nationaux comme celui de la Vanoise, des  Encrins, du Mercantour ou des Pyrénées occidentales. Le prinemps et l'été sont les saisons le plus favorables pour ce genre d'observation, car les courants d'air chaud favorise le vol des aigles. On le distingue de la buse par sa taille plus importante, des ailes plus longues et plus rectangulaires, ainsi que par des tâches blanche: une à chaque ailes et une sur la queue. Il faut cependant nuancer ses relations avec l'homme qui n'ont pas toujours étaient mauvaises, puisqu'il a été aussi utilisé dans la fauconnerie, et cet animal était autrefois réservé aux rois. On estime qu'un aigle vit entre 15 et 20 ans s'il est en liberté, mais en captivité il peut atteindre 45 ans.


ALIMENTATION:
 

 L'aigle royal se nourrit essentiellement de petit mammifère est très souvent de lièvres. Mais jeunes renards, marmottes, hermines, petits oiseaux et même serpents ou lézard peuvent tout aussi bien lui faire office de festin. Quelquefois, l'aigle royal peut même se nourrir de lagopède. En hiver, lorsque les temps sont durs, l'aigle royal adopte un comportement charognard et il peut alors se nourrir de plus gros animaux comme le chamois, qu'il n'aurait pas pu tuer par lui même.La majorité des proies se font capturées au sol, mais certaines peuvent l'être en plein plein vol. Pour chasser, l'aigle royal survole une pente en y repérant les animaux à découvert, et plonge alors sur eux à une vitesse qui peut atteindre les 150 km/h. Ils se saisit de la proie à l'aide de ses quatres doigts puissants et dont les griffes recourbées suffisent souvent à tuer la proie. Son bec crochu, puissant et acéré lui permet alors de déhirer ses proies et de les partager aux aiglons.

 

 

L'aigle royal saisit les petits mammifères au sol lorsqu'ils sont à découvert.

 

REPRODUCTION:

 

 Le nid des aigles royaux, appelé aire, est soit installé sur le flanc d'une fallaise soit dans un arbre.Ces nids sont de tailles impressionnantes et peuvent atteindre 3,5 mètres de hauteur et 1,5 mètres de largeur. Cela s'explique par le fait que dans certaines régions, les aigles utilisent le même site de nidification depuis des siècles, et pour ceux qui sont installés dans les arbres, ils sont souvent agandit chaque année avec l'apport de nouveaux matériaux. Un seul couple peut posséder plusieurs nids qu'ils utilisent alors à tour de rôle. Le mâle pour sa parade nuptial effectu un vole en ondulant dans les airs, en piquant et remontant plusieurs fois répétées. L'accouplement se passe sur terre et le prmeier oeuf est déposé dans le nid au cours du mois de mars. Le second oeuf n'est pondu que trois ou quatre jours aprés.  Ces oeufs sont en principe mouchetés et sont couvés par les aigles durant 6 semaines. Un poussin est donc plus âgé que l'autre. Le plus jeune ne survit alors que rarement, soit tué par son ainé soit mourrant de faim. Le plumage de l'aiglon est blanc, et il ne prendra sa couleur adulte définitive que vers trois ou quatre ans.

 

L'aigle royal rapporte la nourriture et la partage aux deux poussins. 

 

 

 FICHE ZOOLOGIQUE


 DIMENSIONS:


Longueur : 75 - 88 cm

Envergure : 2 - 2,20 m

Poids: 3 - 6 kg

 

REPRODUCTION:

Maturité sexuelle: entre 4 et 5 ans

Ponte: 1 seule, vers mars

Oeufs: 2 pondus à intervalle de 3 ou 4 jours, de couleur blache tachée de brun

Incubation: 43 - 45 jours

Envol des petits: vers 65 - 70 jours

 

MODE DE VIE:


Moeurs: solitaire ou en couple, utilise les courants d'air chaud ascendants

Régime: petits mammifères, oiseaux et quelquefois charognes

Longévité: 15 à 20 ans en pleine nature, jusqu'à 45 en captivité


ESPECES PROCHES:


Le gene Aquila compte près de dix espèces, dont fait parti l'Aigle impérial Aquila heliaca qui est un autre aigle nicheur d'Europe.


HABITAT:

 


En rouge
: aire de répartition de l'aigle royal.


REPARTITION:


Présent en Europe, Afrique du Nord, Asie et Amérique du Nord.


PROTECTION:


Les aigles royaux sont aujourd'hui protégés mais restes menacées par des destructions et perturbations variées.

 


 

 

 

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Le grizzly

Publié le 28 Septembre 2006 par Animofan dans monde-animal

 LE GRIZZLY


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE, ESPECE  ET SOUS-ESPECE 

 Carnivores

 Ursidés

 Ursus arctos horribilis

 

 

DESCRIPTION:

Le grizzly est l’un des plus puissant animal terrestre et c’est aussi l’un des plus grand carnivore. Pour l’homme, il s’agit de l’un des animaux les plus dangereux, car en plus de son incroyable force, il est très agressif. En effet, le grizzly est capable de tuer en un seul coup un animal de grande taille, et ce grâce à ses pattes puissantes, aplaties et équipées de longues griffes non rétractiles. Le grizzly est en fait une sous espèce de l’ours brun que nous rencontrons en Europe et en Asie. Cependant le grizzly lui ne vit qu’en Amérique du Nord, en solitaire, dans les zones boisées et montagneuses.

 


Le grizzly est l'un des plus grands carnivores terrestres.


 MODE DE VIE:

Le grizzly est plutôt d’humeur solitaire, bien qu’il tolère la présence d’autres grizzlys dans son entourage. Le grizzly n’a pas d’ennemis naturels, seuls quelques combats de brève durée ont parfois lieu entre deux mâles durant la saison des accouplements. En revanche, l’agressivité d’une femelle peut être extrême si elle sent son petit menacé. Durant le printemps et l’été, les grizzlys mènent une vie paisible à se déplacer d’endroits en endroits. A l’arrivée de l’automne, ils commencent à se nourrir en plus grande quantité, pour accumuler des graisses en vue de son repos hivernal. Cependant, le grizzly n’hiberne pas vraiment, et il lui arrive même de se réveiller pour partir se nourrir les jours les moins froids de l’hiver. L’image que nous avons des ours passant l'hiver dans une grotte est réaliste, puisque les grizzlys utilisent parfois ce genre d’abris naturel. Cependant, la plus grande partie des grizzlys se creusera soit même son propre abri dans le sol, s’y réfugiant dès que les chutes de neige deviennent importantes. Cette neige qui recouvrira alors l’abri constituera une parfaite cloison isolante. Les premiers grizzlys ressortent pur de bon de leur tanière à l’arrivée du printemps. Ils repartent alors immédiatement en quête de nourriture, et reviennent dormir le soir dans leur abri, jusqu’à ce que le temps soit suffisamment chaud pour passer les nuits dehors.

 


Le grizzly est un animal solitaire.

 

ALIMENTATION:

Le grizzly fait parti de l’ordre des carnivores, mais cela ne l’empêche d’être omnivore et de manger d’autres aliments que de la viande. En effet, le grizzly est très opportuniste, et se nourrit de tout ce qu’il trouve à se mettre sous la dent. Ainsi, il consommera bien évidemment des cadavres d’autres animaux, du poisson, de petits mammifères, mais aussi des racines, des fruits, des insectes et même des algues. Son odorat est ultra développé et le grizzly peut sentir l’odeur d’une charogne à une trentaine de kilomètre de là où il se trouve. De temps à autre, le grizzly s’attaque à de grands mammifères, tels que l’élan et le wapiti. Dans ce cas là, le grizzly adopte la même stratégie que beaucoup de prédateurs, autrement dit il s’attaque en priorité aux animaux les plus faibles, que ce soir par la maladie, l’âge ou une blessure. Même pour un grizzly une telle proie représente plusieurs jours de nourriture. Lorsqu’il chasse des mammifères plus petits, qui souvent s’enterrent comme la marmotte, les écureuils ou autres rongeurs, le grizzly utilise ses pattes et ses griffes pour les déterrer. Enfin, le grizzly est un parfait et  habile pêcheur. Ainsi il sait particulièrement bien capturer un saumon qui remonte un cours d’eau. Tous n’usent pas de la même technique, certains font sauter le poisson hors de l’eau par un vif coup de pattes, d’autres l’écrasent au fond de la rivière en y sautant dessus, ou d’autres encore saisissent le poisson ans leur gueule lorsque celui ci saute hors de l’eau.

 


Certains grizzlys capturent les saumons en s'en saisissant lorsque ceux-ci sautent pour remonter les rapides d'un cours d'eau.

 

REPRODUCTION:

 La saison des accouplements du grizzly commence au mois de juin. Les mâles se chargent de séduire les femelles en leur mordillant le cou et en grognant. Une fois la femelle fécondée, la gestation varie entre 6 et 8 mois. Ainsi, l’arrivée des petits se produit en hiver, lorsque la femelle est à l’abri dans sa tanière. Ceci s’explique car l’ovule fécondé ne rejoint l’utérus qu’en automne, ce qui permet à la femelle de prévoir des réserves de graisse assez importantes pour elles et les petits dans son ventre. Un grizzly ourson ne mesure que 20 centimètres lorsqu’il naît, il est presque nu, et pèse entre 500 et 700 grammes. IL ne mesure donc que le dixième de sa taille adulte. Les oursons passent alors tout l’hiver dans les poils de leur mère qui les allaite. Les oursons sortent à l’air libre pour la première fois de leur vie dans le courant d’avril mai, et ils deviennent très vite autonomes. L’hiver suivant, les jeunes repassent l’hiver dans la même tanière que leur mère. Au bout de deux ans, cela arrive encore mais beaucoup d’entre eux préféreront se chercher leurs propres abris ou en partager un avec d’autres jeunes de leur âge.

 


Le grizzly est un mammifère et donc la femelle allaite ses petits.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Hauteur : 2 mètre

Poids: peut aller de 90 à 300 kg

REPRODUCTION:

Maturité sexuelle
: mâle: 4 ans
femelle: 3 ans

Accouplements: juin

Gestation: 180 à 250 jours

Portée: 2 petits le plus souvent

 

MODE DE VIE:

Moeurs
: solitaire

Régime: fruits, racines, noix, miel, insectes, lézards, poissons, tout mammifères

Longévité: pas plus de 30 ans

ESPECES PROCHES:

Le grizzly est une sous-espèce de l'ours brun d'Europe et d'Asie. Cinq espèces lui sont apparentés, dont l'ours blanc.


HABITAT:


En rouge
: aire de répartition du grizzly.


REPARTITION:


A l'atat sauvage le grizzly ne se encontre plus qu'au Canada et qu'en Alaska. Il en reste encore dans les réserves du Montana, de l' Idaho, du Wyoming et de l'Etat de Washington.


PROTECTION:


Il peuplait autrefois toute l'Amérique du Nord, mais leur population a nettement régressée suite à une pression de chasse trop importante et à la destruction d leur environnement. On estime qu'il reste un peu plus de 50 000 individus, mais ils étaient dix fois plus nombreux au début du XIXème siècle.

 


 

 

 

 

 

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Le crapaud commun

Publié le 25 Septembre 2006 par Animofan dans monde-animal

 LE CRAPAUD COMMUN


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE

 Amoures

 Bufonidés

 Bufo bufo

 

 

 

DESCRIPTION:

Le crapaud commun est désavantagé par son physique repoussant qui lui vaut souvent d’être mépriser. Au moyen-âge, on pensait même que le crapaud était un animal maléfique, et qu’il se nourrissait en tétant les vaches. Pourtant, cet animal ne présente normalement aucun danger pour l’homme, et il se révèle même être très utile dans l’écosystème de nos jardins. On ne peut cependant pas nier que les glandes qui entourent ses verrues secrètent un venin, parfois capable de tuer un chat ou un chien. Le plus souvent, l’odeur nauséabonde suffit à repousser les autres animaux, mais lorsque ce n’est pas le cas et qu’un animal entre en contact avec ce venin, il se retrouve généralement paralysé. Certaines espèces, comme le hibou, la couleuvre ou même le corbeau ne sont pas sensibles à ce venin et sont naturellement immunisées. 

 

Le physique du crapaud lui porte souvent préjudice.


 MODE DE VIE:

 Le crapaud ne vit pas toujours seul. C’est en été qu’il mène une vie solitaire, mais arrivé à l’hiver, il est fréquent qu’il se regroupe avec d’autres crapauds. Vers octobre, le crapaud recherche un endroit où il pourra passer l’hiver à l’abri du froid et des intempéries. En cas d’absence d’abris naturel, il n’hésitera pas à creuser un trou à l’aide ses pattes postérieures, pouvant aller jusqu’à une cinquantaine de centimètre de profondeur. Le crapaud est alors capable de rester terrer dans son trou deux mois entier, ne dormant pas complètement, mais vivant seulement sur ses réserves de graisse. Ce n’est qu’au printemps suivant que le crapaud commun reprendra une alimentation normale. Lorsqu’un crapaud est menacé, il possède pour se défendre des glandes productrices de venins. Selon le cas du danger, deux types de venins différents peuvent être produits. Si le danger n’est pas extrême, un simple venin  à l’odeur de champignon va alors recouvrir le corps du crapaud et provoquer un engourdissement du prédateur, voir une paralysie. Mais si le danger est plus grave et que le crapaud se sent sérieusement menacé, c’est un liquide blanc et épais qui va être produit, en moindre quantité mais dont l’efficacité peut aller jusqu’à tuer le prédateur. Il faut savoir que le crapaud vit la plus grande partie du temps à l’air libre, et non sous l’eau comme beaucoup de monde persiste à le croire. Ainsi, le milieu aquatique lui est surtout utile à la reproduction, mais le reste du temps le crapaud évolue dans des bois, des près, des jardins. Il s’agit d’un animal nocturne, qui reste le plus souvent à l’obscurité durant la journée, bien à l’abri dans une cachette. Pour se déplacer, le crapaud procède par petit bond d’une quinzaine de centimètre, mais c’est un animal extrêmement agile capable de franchir sans grandes difficultés des clôtures et des murs.

 


Le crapaud se rencontre fréquemment dans nos jardins.

 

ALIMENTATION:

Lorsque le crapaud commun atteint l’âge adulte, il est exclusivement carnivore.  Il mange alors des araignées, des insectes, des limaces, des lombrics, même de petites grenouilles et des lézards. En outre, le crapaud paraît insensible à tous les venins, que ce soit celui d’insectes comme l’abeille ou celui d’autres batraciens. Il est même important de faire remarquer que le crapaud n’hésite pas à faire preuve de cannibalisme si la situation l’exige, en dévorant ses propres jeunes. C’est la nuit qu’il sort pour chasser et se nourrir. En action de chasse, le crapaud se déplace lentement cherchant une proie et s’en approchant. Lorsqu’il en est assez proche, il déploie sa langue protractile d'une dizaine de centimètres par un vif réflexe. L’action se passe très vite, et en moins d’une seconde, la proie est engluée sur la langue et est ramenée dans la bouche du crapaud. Le crapaud écrase ensuite sa nourriture sur son palais puisqu’il ne possède nui dents ni salive, et l’avale dans de grands efforts, s’aidant en rentrant ses yeux dans leurs orbites. Il arrive que deux crapauds se disputent pour une même proie, mais le plus souvent le conflit se limite à quelques bousculades et il ne dégénère que rarement en combat. 

 


Le crapaud commun est un animal carnivore.

 

REPRODUCTION:

 

 Vers février, à la sortie d’hibernation, le crapaud retourne à l’étang où il est naît. C’est le mâle qui arrive en premier, et il sera chargé d’attirer la femelle par des cris coassant,  la femelle n’arrivant que deux semaines plus tard. Lorsque mâle et femelle se retrouve, le mâle étreint la femelle et la maintient plaquée contre sa poitrine. L’accouplement dure plusieurs jours, et durant tout ce temps d’autres mâles restés sans femelle tenteront de détrôner leur rival, celui-ci se défendant par des coups de pattes et poussant des cris. La ponte dure varie entre une dizaine et une trentaine d’heure, la femelle lâchant ses ovules dans l’eau et le mâle les fécondant au même instant. Une fois la ponte terminée, les parents n’auront plus aucun contact avec leurs petits. C’est une larve sans yeux qui sortira de ces œufs, et en trois semaines cette larve se transformera en têtard, avec l’apparition d’une longue queue, d’une bouche munie de cinq rangées de dents et de deux yeux. Ce têtard respire alors à l’aide de branchies et se nourrit essentiellement de végétaux. Au fil du temps, la queue disparaît de même que les branchies, les quatre membres se développent, les dents tombent. Le têtard s’est alors transformer en petits crapauds, capable de vivre sur terre comme un adulte.


La vie d'un crapaud commence par le stade de tétard.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE


 DIMENSIONS:


Longueur : mâle: 7 cm
femelle: 13 cm

Poids: mâle: 10 - 50 g
femelle: 20 - 120 g

 

REPRODUCTION:

Maturité sexuelle: mâle: 4-5 ans
femelle: 3-4 ans

Accouplements: entre février et avril

Oeufs: de 3000 à 12000 ( seul 2 ou 3 crapauds parviennent à l'âge adulte)

Stade larvaire: 12 semaines

 

MODE DE VIE:


Moeurs: plutôt solitaire

Régime alimentaire: insectes et divers invertébrés

Cris: cris rapides et aigus pour signaler un danger; coassement long et lent pour appeler la femelle


ESPECES PROCHES:


Il existe plus de 100 espèces de bufonidés. En France, on rencontre le crapaud commun (Bufo bufo), le crapaud calamite (Bufo calamita), et le crapaud vert (Bufo viridis)


HABITAT:


En rouge
: aire de répartition du crapaud commun.


REPARTITION:


Le crapaud commun a coloniser la quasi totalité de l'Europe (sauf l'irlande et quelques îles méditerranéennes). On le rencontre aussi dans le Maghreb, en Asie et même au Japon.


PROTECTION:


Le crapaud commun est encore loin d'être une espèce menacée, mais la pollution des eaux nuit à son environnement et à son développement puisque le milieu aquatique est essentiel à sa reproduction.

 


 


 

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Les inséparables

Publié le 14 Mai 2006 par Animofan dans monde-animal

 LES INSEPARABLES


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE

 Psittaciformes

 Psittacidés

 Agapornis

 

 

 

DESCRIPTION:

Les inséparables sont aujourd’hui connus en tant qu’animaux de compagnie à part entière, leur plumage aux couleurs plaisantes et leur comportement amusant ne pouvant que nous charmer. Leur nom vient de leur habitude qu’ont ces oiseaux de vivre en couples, de se tenir proche l’un de l’autre et de se becqueter. Plus concrètement, les inséparables sont de petits perroquets que l’on rencontre en Afrique Tropicale et à Madagascar. Il existe en tout 9 espèces d’inséparables. Dans la nature, les espèces ne se mélangent pas entre elles, bien que parfois leurs aires de répartition puissent s’entrecouper ; mais en captivité, il est fréquent d’observer des croisements entre deux espèces différentes. 

 

Le mâle et la femelle d'un couple se tiennent toujours l'un près de l'autre.


 MODE DE VIE:

 Leur habitude la plus connue est le fait que ces oiseaux vivent en couples très unis. En effet, bien qu’ils vivent en groupe plus ou moins nombreux, le mâle et la femelle formant un couple se perchent toujours ensemble et ne se séparent presque jamais. Les liens qui lient alors ce couple sont très forts, et pour se témoigner de leur attachement, les deux inséparables se nettoient mutuellement le plumage et se becquettent. Les inséparables font preuve d’une grande capacité d’adaptation à leur environnement. Ainsi, tous vivent en Afrique tropicale et à Madagascar, mais ils fréquentent les forêts pluviales de plaines, les forêts de plus haute altitude, des savanes boisées ou bien encore les régions rocheuses et arides. Certains se sont même adaptés à des milieux qui ont subi des transformations par l’Homme tels que les champs cultivés, les jardins, et l’inséparable d’Abyssinie c’est même adapté aux parcs urbains. Les bandes d’inséparables sont souvent avoisinantes des vingt individus, mais il arrive d’en rencontrer certaines qui dépassent la centaine d’oiseaux. Les plus gros rassemblements d’inséparables que l’on puisse observer ont lieu autour de la nourriture, lorsque les fruits d’un arbre arrivent à maturité par exemple, ou bien quand une récolte d’un champ se prépare. Ces bandes provisoires peuvent alors compter plusieurs centaines d’individus. Chaque bande a son propre territoire, et les inséparables ne s’en écartent jamais trop. Ils occupent leur journée à la recherche de nourriture, quittant les dortoirs dès l’aube, et dès qu’un membre du couple s’envole, l’autre partenaire suit aussitôt. Les inséparables savent très bien voler, et cette adresse leur est utile pour naviguer sans encombre au milieu des feuillages. Ils regagnent leurs dortoirs en fin de journée, peu de temps après que le soleil se soit couché. Enfin, il faut savoir que si certains inséparables sont calmes et silencieux, la majorité sont de nature farouche, bruyants et agités, poussant sans cesse des cris métalliques aigus.


Les inséparables aiment évoluer au milieu des feuillages.

 

ALIMENTATION:

 Le régime alimentaire des inséparables est varié : graines, fruits, baies, bourgeons, fleurs ou bien encore larves et insectes. Leur bec, large et crochu est parfaitement adapté pour casser les graines les plus résistantes. Selon les espèces, les inséparables se nourrissent à même le sol en picorant ce qu’ils y trouvent, ou bien directement sur les arbres en explorant les feuillages. Dans les régions où les aires de répartitions de plusieurs espèces se recoupent, aucune concurrence alimentaire n’est observée. Ainsi, tandis qu’une espèce se nourrira au sol, l’autre s’approvisionnera dans les arbres, de telle sorte qu’il n’existe jamais de rivalités pour l’alimentation. 

 


De nombreux inséparables se nourrisent des graines de graminées.

 

REPRODUCTION:

 

 On peur parfois observer quelques inséparables solitaires, mais la plupart évoluent en colonies. C’est la femelle qui décide de l’endroit où sera édifié le nid, et c’est elle qui se charge de sa construction. De plus, comme elle est en principe plus grande et plus costaud que le mâle, c’est aussi elle qui se charge ensuite de le protéger. Dans la plupart des cas, l’emplacement choisi est une petite cavité, mais les préférences varient selon les espèces ; il peut s’agir d’un trou dans un arbre, d’une branche creuse, de la cavité à la base d’une feuille de palmier, ou encore un trou dans une paroi rocheuse telle qu’un mur ou une falaise. Certains inséparables se chargent eux même de creuser un trou dans une termitière, ou bien se contentent d’occuper une partie du nid des tisserins. L’inséparable a tête rouge se contente d’élaborer un tapis d’herbes et de brindilles, tandis que d’autres espèces comme l’inséparable à face rose confectionne un nid beaucoup plus sophistiqué, profond et bien ordonné. Les inséparables masqués et à joues noires utilisent de longues tiges et des morceaux d’écorces pour fabriquer des dômes.  Quoi qu’il en soit, cette grande diversité une fois de plus évite la compétition entre les différentes espèces, surtout que plusieurs nids peuvent être logés au sein d’un même arbre. La femelle s’occupera de la couvaison des œufs et des petits au début de leur croissance, et le mâle ne jouera un rôle déterminant auprès des poussins que lorsque ceux-ci auront déjà un peu grandit, puisque à partir de là le ma^le et la femelle s’occupent en alternance de nourrir les jeunes. 

 

Les nids d'inséparables sont très diversifiés selon les espèces.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE


 DIMENSIONS:


Longueur : 13 - 18 cm

Longueur de l'aile : 9 - 10,5 cm

Poids: 25 - 60 g

 

REPRODUCTION:

Maturité sexuelle: entre 1 et 2 ans pour les inséparables élevés en captivité

Accouplements: généralement après la saison des pluies, mais cela peut varier d'une région à une autre

Oeufs: entre 3 et 8, ronds

Incubation: 22 - 25 jours

Envol des petits: entre 38 et 50 jours

 

MODE DE VIE:


Moeurs: la majorité vit en colonie et forme des couples qui ne changent presque jamais

Régime: graines, fruits, fleurs, bourgeons, insectes, larves

Cris: perçants, métalliques et souvent aigus


ESPECES PROCHES:


Il existe 9 espèces d'inséparables: l'inséparable d'Abyssinie (Agapornis taranta), l'inséparable à collier noir (Agapornis swinderniana), l'inséparable à face rose (Agapornis roseicollis), l'inséparable de Fischer (Agapornis fischeri), l'inséparable à joues noires (Agapornis nigrigenis), l'inséparable de Liliane (Agapornis lilianae), l'inséparable à tête grise (Agapornis cana), l'inséparable masqué (Agapornis personata), et l'inséparable à tête rouge (Agapornis pullaria).


HABITAT:


En rouge
: aire de répartition des inséparables.


REPARTITION:


Au sud du Sahara, dans l'Afrique occidentale et centrale. Quelques populations aux densités plus faibles sont rencontrées en Nambie, au Mozambique, en Tanzanie et à Madagascar.


PROTECTION:


Certaines espèces ont failli disparaître à cause de leur commercialisation trop intensive. Aujourd'hui, toutes les ventes sont strictement contrôlées, et celles de certaines espèces sont interdites.

 


 

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L'indricothérium

Publié le 5 Février 2006 par Animofan dans monde-animal

 L'INDRICOTHERIUM


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Périssodactyles

 Hyracodontidés

 Indricotherium transouralicum

 

 

 

DESCRIPTION:

L’indricothérium, connu aussi  sous l’appellation de baluchithérium, doit sa renommé au fait qu’il ait été le plus grand mammifère terrestre dans l’histoire du monde animal. En effet, cet animal, l’un des ancêtres des rhinocéros que nous côtoyons aujourd’hui, pouvait atteindre à peu près trois fois la taille d’un homme. Les restes fossilisés de ce géant préhistorique restant malgré tout assez rare, les paléontologues doivent se contenter des fragments d’os mis à leur disposition pour reconstituer son allure générale à l’aide d’ordinateurs. C’est en 1913, en Asie et plus précisément au Turkménistan qu’a été découvert le premier squelette fossilisé de cet animal, par le paléontologiste de nationalité russe Borissiak. Depuis cette date, beaucoup de temps s’est écoulé et d’autres recherches ainsi que de nouvelles découvertes nous permettent aujourd’hui de savoir que l’indricothérium  vivait il y a entre 20 et 35 millions d’années, sur le continent asiatique. On sait aussi que, bien qu’il s’agisse d’un des anciens rhinocéros préhistoriques, la tête du baluchithérium, allongée et surtout massive était dépourvu de cornes, comme pour la plupart des rhinocéros de cette époque. Sa bouche était équipé de lèvres supérieures mobiles, de grandes molaires qui  lui servaient à brouter et d’incisives prenant la forme de courtes défenses. Presque tout le poids de l’indricothérium était supporté par ses deux membres postérieurs, incroyablement puissants ; tandis que ses membres antérieurs, plus longs, augmentaient la hauteur de la tête. En revanche, étant donné que le cou du baluchithérium était plus court que ses autres membres, sans doute car un cou plus long ne lui aurait pas permis de supporter le poids de sa tête, il était incapable de brouter au sol et devait donc se contenter du feuillage des arbres.

 


Les restes fossilisés de baluchithérium sont rares.


 MODE DE VIE:

L’indricothérium a été le plus grand mammifère terrestre, puisqu’il pouvait mesurer près de 6 mètres. Pour son poids, la réponse est plus délicate, on estime que son squelette pouvait supporter jusqu’à 30 tonnes de masse corporelle, mais des études plus récentes propose une masse plus modérée de 11 tonnes. Dans tous les cas, il s’agissait bien là d’un géant puisque qu’il avait au minimum le double des proportions d’un éléphant d’Afrique, qui ne pèse que 6 tonnes pour 3 mètres de hauteur. D’autres points peuvent être mis en relation entre le baluchithérium et l’éléphant. En effet, comme chez les éléphants, les squelettes du baluchithérium sont constitués de grands os, larges et épais, indispensables pour assurer la solidité et la puissance de chacun des membres, sans quoi un tel poids ne pourrait être supporter. Les membres de l’indricothérium se terminaient par des doigts courts mais très épais, bien que contrairement à l’éléphant cette fois-ci, les pieds de l’indricothérium étaient plutôt longs, caractère hérité de ses ancêtres, petits animaux qui étaient beaucoup plus mobiles que lui. On peut aussi être pratiquement certain que le baluchithérium ne possédait pas de cornes comme pourrait le laisser penser le fait qu’il s’agisse de l’un des anciens rhinocéros. En effet, les cornes de rhinocéros sont constituées de kératine, une matière que l’on ne retrouve jamais car elle ne se fossilise pas mais on peut cependant repérer la présence de cornes grâce à des protubérances présentes sur le crâne de l’animal, or, les crânes de baluchithérium en sont dépourvus. Enfin l’étude de sa bouche confirme par sa dentition et ses lèvres supérieures qu’il s’agissait d’un animal herbivore, et laisse apparaître deux incisives transformées en petites défenses, certainement utilisées pour se défendre des prédateurs ou bien pendant les combats entre rivaux. Les autres mœurs de l’indricothérium sont certainement à rapprocher de celles de l’éléphant ou du rhinocéros. 

 


La gigantesque taille de l'indricothérium en fait le plus grand mammifère terrestre dans l'histoire du monde animal.

 

ALIMENTATION:

 L’indricothérium était un animal herbivore. Du fait sue son cou était plus court que ses pattes, il devait lui être impossible, ou tout du moins très difficile de se nourrir de l’herbe au sol. Heureusement, sa hauteur incomparable lui permettait d’atteindre le feuillage des arbres à à peu prés 8 mètres de haut, soit une hauteur similaire à celle qu’exploitent les girafes de nos jours. Ses membres antérieurs plus longs que ses membres postérieurs ne faisaient qu’augmenter la hauteur du port de tête. On peut aussi supposer que le baluchithérium devait posséder une lèvre supérieure mobile, pour lui permettre de brouter ces feuillages, comme en est muni le rhinocéros noir de nos jours. Les puissantes molaires de l’indricothérium, très proches de celles des rhinocéros actuels, confirment par ailleurs qu’il devait se nourrir de feuillage difficile à broyer plutôt que d’herbe tendre et facile à mâcher.  

 



Puisqu'il ne pouvait pas atteindre l'herbe du sol, le baluchithérium se contentait des hauts feuillages.

 

REPRODUCTION:

 Les fossiles de l’indricothérium ne sont pas nombreux, et loin d’être en assez grand nombre pour nous renseigner sérieusement sur son mode de reproduction. On ne peut donc qu’émettre des hypothèses, en supposant que la reproduction du baluchithérium ne devait pas être si différente de celle des grands mammifères terrestres d’aujourd’hui comme les éléphants ou les rhinocéros. Ainsi, en remarquant que la durée de gestation des mammifères de grande taille est importante, on peut supposer que celle de l’indricothérium devait elle aussi être importante, peut être deux ans puisque celle des éléphants n’en est pas loin. De plus, ces grands mammifères ont tous une fécondation interne et ne donnent naissance qu’à un seul petit, ce qui devait là aussi être très certainement le cas pour l’indricothérium.

 


Comme nos grands mammifères contemporains, l'indricothérium ne devait certainement donné naissance qu'à un seul petit à la fois.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Hauteur au garrot : 5 - 6 m

Longueur : 8 - 9 m

Poids : peut-être jusqu'à 30 tonnes

 

 REPRODUCTION:

 


Maturité sexuelle : inconnue

Accouplements : saisons non déterminés, fécondation interne

Portée : très certainement 1 seul 

Gestation : inconnue, peut-être jusqu'à 2 ans

 

MODE DE VIE:


Régime: végétaux et feuillages à assez grande hauteur

Moeurs: certainement solitaire, broutait les hauts feuillages

ESPECES PROCHES:

Il existe plusieurs espèces de rhinocéros primitifs, mais ils étaient très différents les uns des autres, certains petits, légers et rapides, et d'autres beaucoup plus imposants, massifs et proche des hippopotames.
 


HABITAT:


En rouge
: aire de répartition des endroits où gissent des fossiles de baluchithérium.


REPARTITION:

L'indricothérium a vécu à l'Oligocène et au début du Miocène, soit il y a 20 à 35 millions d'années. Il habitait en Asie, dans des régions situées entre le Caucase et le Baloutchistan. Les quelques fossiles découverts laissent à penser que l'indricothérium vivait certainement dans des forêts et des savanes boisées. 


PROTECTION:


On ne sait pas vraiment si l'indricothérium était une espèce très répandue ou non, mais quoi qu'il en soit les reste fossilisés demeurent rares et peu nombreux.

 


 

 

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Le dauphin commun

Publié le 7 Octobre 2005 par Animofan dans monde-animal

 LE DAUPHIN COMMUN


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Cétacés

 Delphinidés

 Delphinus delphis

 

 

DESCRIPTION:

Le dauphin commun est un animal social, qui se déplace par banc de plusieurs centaines d’individus. Il s’identifie assez facilement avec son dos de couleur noir, son ventre blanc et ses flancs marqués par des taches variant du brun au violet. Son corps est parfaitement lisse et possède une physionomie hydrodynamique, de telle sorte qu’il s’agit du plus rapide des petits dauphins, avec une vitesse de pointe atteignant les 44 km/h. Le dauphin commun ne peut rester immergé plus de quatre minutes sous l’eau, et par conséquent on le voit régulièrement remonter en surface pour respirer par l’évent qui se trouve au-dessus de sa tête. De temps à autres, il se plait à sauter hors de l’eau pour retomber au milieu de ses congénères.  

 


Le dauphin comun peut nager jusqu'à 44 km/h en vitesse de pointe .


 MODE DE VIE:

Le dauphin commun évolue en groupes mixtes, comportant plusieurs mâles, des femelles et des jeunes. Les mâles cohabitent donc ensemble et aucun ne dirige le groupe car il n’y a pas d’échelle sociale, même si les mâles sont bien souvent porteurs des cicatrices obtenues de combats.  Le dauphin commun aime les eaux chaudes et côtières, et par conséquent on ne le trouve ni trop loin au Nord, ni trop loin au sud. Toute la journée, le dauphin commun se déplace, chasse, joue mais aussi communique à l’aide de son langage bien connu aujourd’hui. Parmi toutes les espèces de dauphins qui existent, le dauphin commun semble être celle qui prend le plus de plaisir à jouer. En effet, il est courant d’observer plusieurs dauphins communs sauter simultanément hors de l’eau pour respirer. Il s’agit soit de bonds en avant décrivant des arcs de cercle, soit de sauts à la verticale produisant une quantité non négligeable d’écume lorsque le dauphin retombe à l’eau. Dans tous les cas, c’est ainsi que le dauphin commun s’amuse et joue avec ses congénères. Il lui arrive même de nager sur le dos et de faire claquer sa queue. C’est toutes ces raisons que l’observation des dauphins communs reste si plaisante, pour leur nature enjouée et dynamique.



Le dauphin commun aime jouer avec ses camarades en sautant hors de l'eau.

 

ALIMENTATION:

 Le dauphin commun possède un régime alimentaire extrêmement varié, avec des calamars, des seiches, des pieuvres et des crevettes, bien qu’il se nourrisse essentiellement de harengs et de sardines. D’ailleurs, il n’est pas rare d’observer une bande de dauphins communs là où est présent un banc de sardines ou de harengs, car les populations de dauphins se déplacent en fonction de la présence de nourriture. Ces migrations ont lieu par bandes de plusieurs centaines de dauphins. Or, le dauphin commun est capable de communiquer avec les membres de sa bande ; car il possède un langage spécifique, constitué pour l’essentiel de clic et de sifflements, bien utile lors des parties de chasse, car l’odorat du dauphin reste peu développé. En effet, lorsque les sifflements émis par un dauphin rencontrent un objet et notamment un banc de poissons, l’écho revient au dauphin et le renseigne sur la vitesse, la taille et la direction de l’objet considéré. Mais ce système de communication est aussi employé pour alerter les autres membres du groupe en cas de présence de requins ou d’épaulards. 



Les dauphins communs communiquent entre eux pour mener à bien leurs parties de chasse.

 

REPRODUCTION:

 Les couples formés par les dauphins communs sont éphémères et chaque dauphin change de partenaire tous les ans. Cependant, les liens entre les dauphins d’une même bandes sont extrêmement forts, et chaque individu n’hésite pas à porter secours à son voisin en cas de besoin, surtout lors de la période de reproduction. La gestation dure dix mois et la femelle donne naissance à un unique petit qui vient au monde par la queue. A ce moment là, alors que la mère guide son petit vers la surface pour sa première bouffée d’air, deux autres femelles montent la garde et surveillent si quelques requins n’auraient pas été attirés par l’odeur du sang. La mère allaite son petit dans l’eau pour ne pas qu’il meure de faim et le conduit à la surface très régulièrement, plusieurs fois par minutes, pour qu’il puisse y respirer. Pendant les deux premières semaines de sa vie, le jeune dauphin ne s’éloignera guère de sa mère, bien qu’il soit déjà capable de nager par lui-même, et cela dès sa naissance. Les dents commencent à apparaîtrent au bout de la première semaine, mais il en faudra beaucoup plus pour que le jeune dauphin deviennent indépendant.

 


Les couples de dauphins communs changent chaque année.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE


 DIMENSIONS:


Longueur : 1,7-2,4 m

Poids: 75 kg

Nombre de dents: entre 80 et 100

 

REPRODUCTION:

Maturité sexuelle: 5-6 ans

Accouplements: d'octobre à décembre dans l'Atlantique Nord

Gestation: 10 mois

Portée: 1 seul petit
 

 

MODE DE VIE:


Moeurs: vit en grandes bandes de plusieurs centaines d'individus

Régime: principalement des harengs et des sardines, mais aussi des calamars, des seiches, des pieuvres, descrevettes, et bien d'autres espèces de poissons côtiers

Longévité: 25 ans environ

Cris: clics aigus et divers sifflements


ESPECES PROCHES:


Le dauphin du Cap: Delphinus capensis; et le dauphin de baird: Delphinus roseiventris  sont extrêmement proche du dauphin commun.

HABITAT:


En rouge
: aire de répartition du dauphin commun.


REPARTITION:


Le dauphin commun se rencontre dans les eaux côtières, soit tropicales soit tempérées. Cependant, une bande de dauphins communs ne reste pas toujours au même endroit, car elle migre en suivant les bancs de poissons dont elle se nourrit.


PROTECTION:


Le dauphin commun a beaucoup été chassé par le passé,et cela sutout dans la mer Noire. Aujourd'ui, le dauphin commun n'est plus présent dans cette mer, et bien que sa chasse est cessée, il continue d'être victime des navires de pêche, se retrouvant piégé dans leurs filets. 

 


 

 

 

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Le grillon champêtre

Publié le 27 Septembre 2005 par Animofan dans monde-animal

 LE GRILLON CHAMPÊTRE


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

Orthoptères

 Gryllidés

 Gryllus campestris

 

 

DESCRIPTION:

Le grillon champêtre est bien connu pour son chant relaxant et insistant. Ce chant est produit par le frottement des ailes du mâle l’une contre l’autre, dont les nervures vont créer des vibrations amplifiées et donc audibles par l’Homme. Mais, celui-ci ne peut se faire entendre toute l’année car dés que les températures baissent, le grillon ne sort plus de son trou et passe une bonne partie de l’année en hibernation. On peut l’observer assez facilement pendant la belle saison, sur les talus chauffés par le soleil, et se rendre compte qu’il s’agit là d’un grand insecte noir équipé de deux longues antennes. Comme de nombreux insecte, le grillon champêtre possède deux pièces buccales, qui lui servent non seulement à se nourrir mais aussi à creuser le trou dans lequel il se mettra à l’abri toute l’année. Le grillon champêtre se déplace au moyen de saut, et pour accroître l’envergure de ceux-ci ses pattes postérieures sont extrêmement musclées. Elles peuvent dans certains cas l’aider à creuser le sol. A l’inverse, ses pattes antérieures sont fines et peu musclées. La paire fixée juste derrière la tête possède une particularité singulière, car c’est sur ces pattes que sont placés les organes auditifs du grillon champêtre. Par conséquent, pour recevoir et localiser les ondes sonores, le grillon doit orienter ses pattes de différentes manières.

 


Le grillon champêtre adore se réchauffer aux rayons du soleil.


 MODE DE VIE:

Le grillon champêtre fréquente les endroits ensoleillés, chauds, où la végétation n’est pas très importante et où il peut creuser facilement le sol. Il est important de savoir que s’il est vrai que le grillon champêtre possède des ailes, celles-ci ne sont que peu développées et il n’est en aucun cas capable de voler. Il est alors contraint de se déplacer en marchant, souvent même en courant. Pour esquiver quelques danger ou bien franchir certaines obstacles, le grillon est capable de faire de petits sauts, grâces à ses puissantes pattes postérieures. Grâce à celle-ci, mais aussi grâce à ses pièces buccales, le grillon se creuse un terrier, qu’il occupera pour hiberner et s’abriter en cas de danger. La femelle se voit contraint de le quitter lorsqu’elle atteint sa maturité sexuelle, dans le but d’aller se chercher un compagnon. Le mâle, lui, ne quitte pas son logement et ne s’aventure jamais loin de son entrée pour chanter et ainsi attirer les femelles. Si dans le cas où un mâle quitte malgré tout son terrier et en rencontre un autre, les deux rivaux se proféreraient des menaces et en viennent souvent à se battre, parfois même jusqu’à la mort.

 


Le grillon champêtre mâle ne s'aventure jamais bien loin de son terrier.

 

ALIMENTATION:

Le grillon champêtre est un insecte végétarien. Il n’est pas exigent sur les végétaux dont il se nourrit, d’autant plus que ses mandibules parviennent à découper n’importe quelle tige de graminée. Ainsi, le grillon champêtre consomme le plus souvent des feuilles, des graines ou même des racines. Dans certaines conditions, il lui arrive de dévorer d’autres petits insectes, dont les propriétés alimentaires sont très intéressantes car ils sont riches en protéines animales. Cependant, ce n’est pas fréquent et le grillon champêtre a plutôt tendance à se nourrir exclusivement des végétaux de son environnement.

 


Le grillon champêtre est pafois contraint de se contenter de l'herbe avoisinant son trou pour se nourrir.

 

REPRODUCTION:

 La femelle du grillon champêtre atteint sa maturité sexuelle dés qu’elle a terminé sa dernière mue. Elle quitte son terrier d’hibernation pour former un couple, cherchant et marchant jusqu’à ce qu’elle repère le chant d’un mâle et qu’elle le rejoigne. Si lors de la rencontre la femelle accepte le mâle, celui-ci lui projette du sperme à la base de l’ovipositeur, organe situé à l’extrémité de l’abdomen de la femelle. C’est grâce à cet organe que la femelle dépose ses œufs de mai à juillet. Elle enfonce dans le sol cet ovipositeur, se présentant sous forme d’une aiguille, et y dépose environ 200 œufs. Cers œufs pondus éclosent après trois ou quatre semaines d’incubation. La larve qui en sort ressemble à un ver, et elle mue très rapidement en un petit aptère de trois millimètres de long. Le jeune ressemble alors parfaitement à l’adulte, mais en miniature. Le jeune se hisse alors sur le sol, et ne pouvant pas encore creuser de terrier, il se cache sous les feuilles. Il mue sept ou huit fois avant d’atteindre sa aille adulte, et les fraîcheurs de l’automne le poussent à creuser son terrier d’hibernation, long de vingt centimètres environ. Lorsqu’il commence l’hibernation, il prend soin de sceller l’entrée de son tunnel pour ne pas laisser pénétrer le froid, et il n’en ressortira qu’au douceur du mois de mars. Arrivé là ; le jeune grillon champêtre mue encore deux fois et enfin devient un adulte, totalement apte à se reproduire.

 


Sur cette photographie l'ovipositeur de la femelle est parfaitement visible.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Longueur : 17-25 mm

REPRODUCTION:

Maturité sexuelle
: à la fin de la dernière mue, soit vers l'âge de 10 mois

Accouplements: entre mai et juillet

Oeufs: environ 200 oeufs pondus un à un

Incubation: 3-4 semaines 

 

MODE DE VIE:

Moeurs
: solitaire, actif par forte température

Régime: feuilles, graines, racines, quelques autres petits insectes

Chant: répétement inlassable de "cri-cri"


Longévité: 10 mois avant de devenir adulte, seulement 3 ou 4 mois une fois ce stade atteint

ESPECES PROCHES:

Il existe une multitude d'espèces de grillons, sans compter les criquets et les sauterelles qui lui ressemblent aussi.


HABITAT:


En rouge
: aire de répartition du grillon champêtre.


REPARTITION:

Il est présent dans tout l'ouest, le centre et le sud de l'Europe. On le rencontre aussi dans le nord africain et l'ouest de l'Asie.


PROTECTION:


Le grillon est largement répandue, mais ses populations ne sont pas régulières d'un lieu à un autre. Ses populations sont donc en diminution, car il était autre fois beaucoup plus abondant.

 


 

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Le grand requin blanc

Publié le 16 Septembre 2005 par Animofan dans monde-animal

 LE GRAND REQUIN BLANC


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Lamniformes

 Lamnidés

 Carcharodon carcharias

 

 

DESCRIPTION:

Le grand requin blanc est un véritable monstre marin. C’est l’animal qui commet le plus d’agressions sur l’Homme et les embarcations légères. Cette phénoménale agressivité lui a valu d’être surnommé à juste titre mort blanche ou mangeur d’hommes. Il est donc une véritable inspiration de terreur, d’autant plus qu’il est présent dans quasi toutes les mers, bien qu’il soit beaucoup plus nombreux dans les mers à climats tempérées que dans les mers froides. Ses dents sont spécialement adaptées pour saisir les proies et leur arracher d’importants morceaux de chaire. En effet, elles sont de forme triangulaire et mesure environ 7,5 cm. Lorsque le grand requin blanc perd une de ses précieuses dents, celle-ci repousse automatiquement de sorte que sa mâchoire ne soit jamais défaillante. Mais comme tout animal il possède cependant un défaut, puisqu’il est contraint de nager toute sa vie sans s’arrêter à une vitesse minimum de 3,5km/h, afin que son organisme ne manque pas d’oxygène. 

 


Le grand requin blanc est l'emblème de la terreur pour tout animal marin.


 MODE DE VIE:

Le comportement du grand requin blanc est très variable selon l’âge, la taille et le poids des individus. Ainsi, les scientifiques ont remarqué que les jeunes requins blancs vivaient généralement dans les eaux de surface tandis qu’arrivé à un certain âge, ils se réfugiaient dans les eaux sombres des profondeurs pour ne jamais en ressortir. On pense également que le grand requin blanc change de sexe, étant mâle dans sa jeunesse avant de devenir femelle à partir d’une certaine taille. En effet les plus gros sujets capturés étaient pour la plus grande part des femelles. D’autre part, plus la taille de l’animal est importante et plus il a de chance de donner naissance a une bonne progéniture, c’est pourquoi des chercheurs pensent que ce changement de sexe est du à la nature afin d’assurer le bon déroulement des naissances de requins blancs. 



Les jeunes grands requins blancs vivent généralement en surface.

 

ALIMENTATION:

 Le grand requin blanc est beaucoup plus qu’un prédateur, puisque tout animal marin est une proie potentielle pour lui. Rien ne lui fait peur et surtout rien ne lui survit, sachant que ses proies préférées sont les plus grosses. Cependant il consomme pour la majeure partie du temps des thons, des marlins et des espadons, ou bien encore des otaries, des phoques et des dauphins pour les mammifères. Le grand requin blanc est de nature plutôt solitaire et il est rare que plusieurs individus se rassemblent pour chasser. En revanche, lorsque le sang de la proie se déverse dans la mer, d’autres requins blancs peuvent être attirés par l’odeur et se joindre au repas, surtout lorsque l’on sait que le grand blanc peut sentir une seule goutte de sang au milieu de 4,6 millions litres d’eau. La ration quotidienne de nourriture que le grand requin blanc doit ingurgiter dépend de nombreux facteurs, et notamment de la température de l’eau. En effet, plus la température de l’eau est élevée, plus les besoins alimentaires du grand requin blanc augmentent. Le grand requin blanc se nourrit à la première occasion, bien que ses repas puissent être espacés d’un mois sans que sa santé soit altérée. La détection des proies se fait principalement à l’aide d’un odorat supra-développé. Le nez du grand requin blanc est d’ailleurs son principal centre nerveux ce qui lui permet la détection de sang en plein océan. Certaines proies peuvent éventuellement être repérées grâce à un système d’écholocation lui aussi bien maîtrisé par le grand requin blanc. 



Le grand requin blanc est le plus grand prédateur marin vivant aujourd'hui sur notre planète.

 

REPRODUCTION:

 Nous ne possédons que très peu d’informations sur la reproduction des grands requins blancs. On sait cependant que le mâle atteint sa maturité sexuelle aux alentours de 10 ans. On pense ensuite que les mœurs sexuelles du grand requin blanc sont elles aussi violentes étant donné du grand nombre de cicatrices présentes sur le corps des femelles et que l’on suppose laissées par les prétendants. Les accouplements ont toujours lieu au fond des océans et pour cette raison aucun n’a pu être observé. Juste avant cette période les femelles se nourrissent de deux ou trois grandes proies, afin d’accumuler de la graisse, car elles doivent très certainement rester à jeun dans les profondeurs marines et cela pendant toute la période de reproduction. De plus,  on sait que le grand requin blanc est ovovivipare, et que son taux de reproduction est assez faible avec une seule portée de deux à dix jeunes tous les deux ans seulement.

 


Les femelles des grands requins blancs portent de nombresuses blessures, certainement laissées par les mâles.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE


 DIMENSIONS:


Longueur : 3-6 m généralement, mais parfois plus

Poids: aux alentours de 1200 kg

 

REPRODUCTION:

Maturité sexuelle: vers 10 ans pour les mâles, et on pense que quelques années plus tard ils changent de sexe pour devenir femelles

Accouplements: une fois tous les deux ans

Gestation: inconnue

Portée: de deux à dix petits certainement

 

MODE DE VIE:


Moeurs: solitaire, il ne doit pas s'arrêter de nager pour survivre

Régime: absolument tout ce qu'il peut se mettre sous la dent

Longévité: estimée entre 25 et 40 ans

ESPECES PROCHES:


Le grand requin blanc est peut-être le plus connu de sa famille pour sa férocité effrayante, mais il existe bien d'autres espèces de requins.


HABITAT:


En rouge
: aire de répartition du grand requin blanc.


REPARTITION:


Le grand requin blanc fréquente la totalité des mers du globe terrestre, mais ses densités de populations sont cependant nettement plus élevées dans les mers chaudes et tempérées.


PROTECTION:


Le grand requin blanc est considéré comme rare, peut-être même deviendra-t-il en voie de disparition dans les prochaines années, mais son agressivité démesurée rend tout recensement de population impossible.

 


 

 

 

 

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Le gypaète barbu

Publié le 31 Août 2005 par Animofan dans monde-animal

 LE GYPAETE BARBU


 ORDRE

 FAMILLE

 GENRE ET ESPECE

 Falconiformes

 Accipitridés

 Gypaetus barbatus

 

 

DESCRIPTION:

Le gypaète barbu est un remarquable vautour, dont le nom provient de la touffe de plumes noires qu’il possède sous son bec. Son admirable plumage en fait l’un des plus beaux rapaces, avec une teinte orange-crème sous le ventre et une autre noir foncé pour les ailes, la queue et le masque de son visage. Son bec est puissant et surtout crochu. Il lui est très utile pour déchiqueter la chair des carcasses dont il se nourrit, ou encore pour transporter des os qu’il laisse tomber du haut d’une falaise afin qu’ils se brisent et qu’il puisse en extraire la moelle à l’aide de sa langue. Ses pattes et ses serres en revanche ne sont pas du tout puissantes, et à cause cette faiblesse, le gypaète barbu les emploie plutôt pour ses déplacements au sol que pour la capture de ses proies. Malheureusement, cet oiseau qui est si beau à admirer lorsqu’il s’élance du haut d’une falaise pour se laisser porter par les courants d’air chaud se fait de plus en plus rare. En effet, il ne reste plus aujourd’hui qu’une vingtaine de couple dans les Pyrénées et la Corse, et c’est donc le vautour le plus rare d’Europe. Heureusement que d’autres effectifs sont présents en Asie et en Afrique, mais il demeure tout de même une espèce extrêmement rare et menacée.

 


Pouvoir observer un gypaète barbu en plein vol est extrêmement rare.


 MODE DE VIE:

Le gypaète barbu aime se reposer des heures entières après s’être régalé d’un bon repas. Il peut ainsi rester longtemps perché sur une corniche abritée ou au sommet d’un arbre ayant poussé sur les flancs d’une falaise.  Ces endroits constituent d’excellents postes d’observation, d’où le gypaète barbu peut surveiller les environs et s’envoler à la moindre menace. On observe alors un véritable spectacle de toute beauté. Le gypaète barbu s’élance en dépliant ses longues ailes pointues  et sa grande queue, puis se contente de se laisser porter par les courants thermiques et ne donne que quelques battements d’ailes au départ. Cependant pouvoir observer cette scène est une opportunité extrêmement rare pour l’homme, d’une part à cause de la rareté du gypaète barbu et d’autre part car il s’agit d’un animal farouche et méfiant, qui ne se laisse guère approcher par les Hommes. L’endroit le plus conseillé pour l’observation et l’étude du gypaète barbu demeure encore l’Asie, car le gypaète y est présent en plus grand nombre et paraît plus accoutumé à la présence humaine. Dans certaines régions de ce continent il fréquente même les décharges publiques, les fermes et les abattoirs, là où il trouve de quoi se nourrir. Le gypaète barbu est généralement un animal solitaire, mais quelquefois il est possible qu’un couple se forme, notamment au cours des repas ou sur une corniche appréciée pour le repos. Durant l’hiver et l’arrivée du printemps, le mâle et la femelle paradent ensemble autour du site de nidification. Ils volent alors ensemble à grande hauteur, tout en décrivant des cercles autour de l’endroit choisi. Au bout d’un certain temps, ils se laissent tous deux tomber dans une chute vertigineuse les serres entremêlées. Le gypaète barbu se fonde ainsi un  territoire, dans lequel il demeure dans la plupart des cas, bien que certains individus préfèrent prendre part à des migrations. Certains gypaètes barbus parviennent même à survoler la mer sur quelques distances, ce qui ne leur est absolument pas facile étant donné l’absence de courants thermiques.

 


Les gypaètes barbus aiment bien se reposer en haut d'une corniche après avoir mangé.

 

ALIMENTATION:

 Le gypaète barbu n’est pas un grand chasseur, mais faisant partie des vautours, il préfère se régaler de charogne et d’os d’animaux déjà morts. Il aime bien les carcasses encore fraîches, mais il attend souvent que d’autres vautours aient mangé avant lui, pour qu’il puisse s’attaquer à la chair la plus dure ainsi qu’aux os. Les plus gros os sont brisés et la moelle en est extraite, tandis que les plus petits sont mangés tout entier. Le système digestif du gypaète barbu est adapté à ce type de régime alimentaire, et la digestion commence dès que l’oiseau se met à manger. Cependant, si le gypaète barbu ne trouve aucune carcasse dont se nourrir, il peut être contraint de chasser lui-même ses proies, et s’attaque alors à des oiseaux tels que les perdrix ou des espèces plus petites. Il peut aussi capturer de petits mammifères ou même de tortues qu’il laisse retomber depuis les airs afin de briser leur carapace.

 


Le gypaète barbu saisit et manipule les os à l'aide de son puissant bec.

 

REPRODUCTION:

 Le gypaète barbu choisit souvent une corniche ombragée pour y édifier son nid, ou bien une cavité dans un flanc de falaise. Son territoire comprend généralement cinq nids, mais bien souvent le gypaète barbu n’en utilise qu’un seul, les autres servants pour les années à suivre. Le gypaète barbu se met en quête de grosses branches, de papiers ou de chiffons, ainsi qu’une multitude d’autres déchets pour édifier son nid aux dimensions impressionnantes d’un mètre de hauteur et de deux mères de diamètres. La taille du nid augmente avec les années qui passent, par l’apport de nouvelles banches, de plus de laines, et par les dépôts d’excréments à l’intérieur du nid. A l’arrivée du printemps, la femelle y dépose un ou deux gros œufs qu’elle  couve pendant deux mois environ. Le mâle et la femelle se relayent ensuite pour nourrir les petits, mais généralement un seul des deux oisillons achève sa croissance. Durant longtemps le petits doit recevoir quatre repas par jour, et il ne devient autonome que vers l’âge de 3 mois et demi.

 


Les cavités dans les flancs des falaises font parties des endroits préférés des gypaètes barbus pour la construction de leurs nids.

 

 FICHE ZOOLOGIQUE

 

DIMENSIONS:


Longueur: 115 cm

Envergure: 270 cm

Poids: 4,5-7 kg

 

REPRODUCTION:


Maturité sexuelle
: 5 ans

Accouplements: janvier-juillet

Ponte: 1 seule par an

Oeufs: 1 ou 2

Incubation: 55-60 jours

Envol des jeunes: 100-110 jours

 

MODE DE VIE:

Moeurs
: généralement solitaire

Régime: charogne, os, tortues, oiseaux et petits mammifères

Cri: plutôt silencieux, cri aigu lors de la parade

Longévité: inconnue

 

ESPECES PROCHES:

La famille des accipitridés est composée de plus de 215 espèces.


HABITAT:

 


En rouge
: aire de répartition du gypaète barbu

REPARTITION:


Quelques rares montagnes d'Europe dont les Pyrénées, l'est et le sud de l'Afrique, l'Asie centrale.


PROTECTION:


Le gypaète barbu est devenu un oiseau très rare et menacé de disparition. Il souffre notamment des persécutions menées par les Hommes, de l'empoisonnement accidentel et de la disparition ou de la modofication de son milieu naturel. Des scientifiques travaillent aujourd'hui à la sauvegarde de cette espèce; en créant des points de nourissage artiiciel, en surveillant de très près les nids et les nouveaux-nés et en organisant des plans de réintroduction dans diverses régions.

 


 

 

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